Alors que les institutions financières internationales comme le Fonds monétaire international (FMI) ou la Banque mondiale qui évoquent respectivement une croissance comprise entre 2,8% et 2 ;3% en 2025, les autorités gabonaises, elles, se montrent plus ambitieuses au point de déclarer que le pays va atteindre, cette année, un taux de croissance économique à deux chiffres : 10%. Cette hypothèse, apprend-on de source médiatique, a été affirmée par le vice-président en charge du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, au cours d’une récente concertation avec Fédération des entreprises gabonaises (FEG), à Libreville.
Pour atteindre cet objectif, Alexandre Barro Chambrier, a déclaré que les axes prioritaires sur lesquels le gouvernement va s’appuyer sont : un environnement économique stable, afin de rassurer les investisseurs et d'encourager le développement des entreprises locales ; le soutien aux secteurs-clés ; le renforcement du dialogue public-privé, notamment par l’instauration de comités de concertation réguliers pour favoriser la collaboration entre les autorités et les acteurs économiques. En gros, il faudrait un climat des affaires serein et un appui aux secteurs économiques clés telles que l’industrie, l’agriculture, le pétrole, le BTP, etc.
Si les autorités gabonaises sont optimistes, les intuitons internationales comme, à l’instar du FMI sont d’avis contraire. L’institution de Bretton Woods écrit dans un récent rapport concernant le Gabon que, « les perspectives d’une diminution progressive de la richesse pétrolière pèsent sur les prévisions de croissance à long terme et sur la position extérieure, compte tenu d’une diversification encore modérée hors du secteur pétrolier. La croissance devrait donc ralentir à environ 2⅔ pour cent à long terme, ce qui est insuffisant pour relancer le revenu par tête qui stagne depuis de longues décennies, et les excédents du compte courant devraient progressivement s’amenuiser ».
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Toujours selon le FMI, s’ils ne sont pas corrigés, les déséquilibres budgétaires au Gabon créeront des risques de liquidité à court terme et des risques de viabilité de la dette à long terme, pouvant déstabiliser les perspectives macroéconomiques. Les perspectives économiques dépendront donc de la capacité des autorités à faire face à ces risques, à corriger la position budgétaire et faire des progrès sur les réformes relatives à la transparence et à la diversification.

