Au Gabon, le Conseil des ministres présidé, le 20 février 2025, par le président de la Transition Brice Clotaire Oligui Nguema s’est soldé entre autres, par l'adoption d'un projet d’ordonnance autorisant l’État à contracter un emprunt d’un montant de 131,1 milliards de Fcfa auprès de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank). Ce financement, apprend-on, sera destiné au financement du Programme national de développement de la Transition (Pndt).
Le gouvernement gabonais n’apporte pas de précisions sur les projets dans lesquels les fonds sollicités seront investis. Mais l’on sait tout de même qu’en janvier 2024, le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (Ctri) a publié le Pndt faisant état d’un besoin de ressources estimées à 4 536 milliards Fcfa visant à réaliser 293 projets de développement sur la période 2024-2026. Selon les prévisions, Libreville devrait mobiliser 2 045 milliards Fcfa, 1 276 milliards Fcfa proviendraient des financements extérieurs tandis que 1 197 milliards Fcfa sont attendus des financements privés à travers les Partenariat public-privé (PPP) et 16,5 milliards Fcfa via la responsabilité sociale de l'entreprise (RSE).
Soulignons que le 22 janvier dernier, l’Etat gabonais a émis son projet de contracter un emprunt de 98,3 milliards de Fcfa auprès de l’établissement financier américain Cargill Financial Services International. Le produit de cet emprunt est destiné au financement du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) dont le principal objectif principal est d'adresser les besoins des populations en matière d’infrastructures (routes, santé, eau, électricité, activités génératrices de revenus).
Si les nouveaux prêts sollicités par le Gabon vont impacter positivement sur le développement socio-économique du pays, l’on ne saurait faire abstraction de ce qu’ils pourraient en même temps contribuer à alourdir l’encours de la dette publique. Selon Charles Mba, le ministre gabonais des Comptes publics et de la dette, celle-ci publique s’élève à 7 020 milliards de Fcfa en janvier 2025 en baisse de 266 milliards de Fcfa comparée à fin août 2023 qui marque la fin du régime d’Ali Bongo arrivé au pouvoir en 2009.
Lire aussi: Gabon : incertitudes sur le financement du budget de l’Etat en 2025



