[Publirédactionnel] À l’occasion de la Journée du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), organisée le 14 septembre 2026 au Cameroun, CCA Bank a mis en lumière une facilité de financement de 15 millions d’euros, soit environ 9,84 milliards de FCFA, mobilisée auprès de la Société islamique pour le développement du secteur privé (ICD), membre du Groupe de la BID. Cette enveloppe vient conforter les capacités de financement de la banque et soutenir l’essor de la finance islamique au Cameroun, une alternative financière fondée sur des principes éthiques et accessible à tous, au-delà des appartenances religieuses.
La finance islamique franchit une nouvelle étape dans son développement au Cameroun. À la faveur de la Journée du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), tenue le 14 septembre 2026, CCA Bank a mis en avant la mobilisation d’une facilité de financement de 15 millions d’euros, correspondant à environ 9,84 milliards de FCFA, auprès de la Société islamique pour le développement du secteur privé (ICD – Islamic Corporation for the Development of the Private Sector), membre du Groupe de la BID.
L’événement s’est déroulé sous la présidence du Premier ministre, Dr Joseph Dion Ngute, en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, ainsi que le Pr Jacques Fame Ndongo, ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur.
Un financement au service de secteurs clés de l’économie
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Ce partenariat vient renforcer les capacités de financement de CCA Bank et participe à l’élargissement de l’offre de finance islamique dans le paysage financier camerounais. Encore insuffisamment connue du grand public, cette forme de finance entend contribuer davantage au financement de l’économie réelle, en apportant des solutions adaptées aux besoins concrets des acteurs économiques.
Selon Hassoumi Alhadji Farikou, Directeur de la Finance islamique de CCA Bank, cette nouvelle capacité de financement permettra notamment d’accompagner les commerçants, les agriculteurs, les éleveurs et les transporteurs.
« Les agriculteurs et les éleveurs vont encore recevoir un coup de pouce grâce à ces fonds disponibles, afin d’accompagner le développement de l’économie », a-t-il précisé.
Le dispositif a également vocation à soutenir les petites et moyennes entreprises (PME), les petites et moyennes industries (PMI), ainsi que les porteurs de projets désireux de structurer, consolider ou développer leurs activités, sous réserve du respect des critères d’éligibilité et des principes régissant la finance islamique.
Une finance accessible au-delà des clivages religieux
Fondée sur les principes de la Charia, la finance islamique demeure souvent associée, à tort, au seul financement des activités des populations musulmanes. CCA Bank entend précisément lever cette ambiguïté.
« C’est une finance pour tous. C’est-à-dire qu’elle ne distingue pas les religions. Ce sont les activités que nous finançons », explique Hassoumi Alhadji Farikou.
Autrement dit, l’appartenance religieuse du client ne constitue pas un critère d’accès. Qu’il soit musulman ou non, tout porteur d’un projet viable peut recourir aux solutions de finance islamique, dès lors que son activité et le montage financier envisagé sont conformes aux principes qui encadrent ce mode de financement.
« C’est une finance éthique, basée sur la transparence et la confiance. Tout client qui recherche la transparence aujourd’hui peut se tourner vers la finance islamique. Pour les musulmans, elle répond à des exigences liées à leurs convictions religieuses, mais elle demeure une finance accessible à tous », souligne le Directeur de la Finance islamique de CCA Bank.
Cette dimension éthique, fondée notamment sur la transparence des transactions, le partage des risques et l’adossement du financement à une activité économique réelle, constitue ainsi l’un des principaux arguments mis en avant pour favoriser son appropriation par un public plus large.
Des mécanismes de financement adaptés aux besoins des acteurs économiques
L’offre de finance islamique repose sur plusieurs mécanismes permettant de répondre à une diversité de besoins, qu’il s’agisse d’acquérir un équipement, de financer un investissement, de réaliser une construction ou de développer une activité.
Parmi les principaux produits présentés par Hassoumi Alhadji Farikou figure la Mourabaha, un mécanisme de financement fondé sur la vente. La banque acquiert au préalable le bien souhaité par le client, avant de le lui revendre à un prix comprenant le coût d’acquisition et une marge bénéficiaire connue et convenue à l’avance.
L’Ijara constitue un autre mécanisme majeur. Apparenté à une opération de location, il permet au client de bénéficier de l’usage d’un actif — matériel, véhicule ou immeuble notamment — en contrepartie du paiement de loyers. Selon la structuration retenue, le contrat peut également prévoir un transfert de propriété au terme de l’opération.

L’Istisna’a répond, pour sa part, aux besoins liés au financement de biens à fabriquer ou à construire. Il peut ainsi être mobilisé dans le cadre de projets immobiliers, industriels ou d’infrastructures, dont les caractéristiques, le prix et les modalités de réalisation sont définis contractuellement à l’avance.
Enfin, la Moudaraba repose sur une logique de partenariat d’investissement. Dans ce mécanisme, une partie apporte les capitaux tandis que l’autre assure la gestion de l’activité. Les bénéfices sont répartis selon une clé préalablement convenue, tandis que les pertes financières sont, en principe, supportées par l’apporteur de capitaux, sauf en cas de faute, de négligence ou de violation des conditions contractuelles par le gestionnaire.
« Les opérateurs peuvent également confier leurs fonds afin qu’ils soient investis dans des activités conformes aux principes de la finance islamique, avec un partage des bénéfices selon les modalités convenues », explique Hassoumi Alhadji Farikou.
CCA Bank, acteur de l’essor de la finance islamique au Cameroun
À travers le renforcement de son offre de finance islamique et l’appui financier de l’ICD, institution spécialisée du Groupe de la BID, CCA Bank entend franchir un nouveau palier dans l’accompagnement des acteurs économiques.
L’enjeu dépasse ainsi la seule diversification de l’offre bancaire. Il s’agit également de proposer des mécanismes de financement davantage adossés à l’économie réelle, capables de répondre aux besoins des entreprises, des entrepreneurs, des investisseurs et des particuliers.
En mobilisant une facilité de près de 10 milliards de FCFA, CCA Bank consolide ainsi ses capacités d’intervention et réaffirme son ambition de contribuer, aux côtés de ses partenaires institutionnels, à l’élargissement de l’accès au financement et au développement d’une finance islamique moderne, inclusive et adaptée aux réalités de l’économie camerounaise.








