Le Conseil des ministres, présidé le 18 septembre 2026 par le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, a examiné et adopté le projet de loi de finances pour l'année 2027, qui prévoit un budget de 6 223,1 milliards FCFA, en hausse de 727,9 milliards FCFA (+13,2 %) par rapport à la loi de finances rectificative 2026. Cette augmentation budgétaire serait soutenue, d'une part, par les recettes attendues à 3 291,7 milliards FCFA (+48,3 milliards de FCFA) et, d'autre part, par les dépenses budgétaires, qui devraient augmenter de 41,6 milliards FCFA pour atteindre 4 200,7 milliards FCFA en 2027, soit un défit budgétaire prévisionnel de 909 milliards FCFA.
Pour ce qui est recettes, elles comprennent 1 013,2 milliards FCFA de recettes pétrolières, 1 761,2 milliards FCFA de recettes hors pétrole, 33,6 milliards FCFA de dons et fonds de concours, et 483,8 milliards de FCFA de recettes affectées.
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Du côté des charges, les charges financières de la dette sont projetées à 667,3 milliards FCFA, contre 487,6 milliards FCFA dans le collectif budgétaire 2026, soit une hausse de 179,7 milliards FCFA. Les charges de trésorerie et de financement s'établiraient à 2 022,4 milliards FCFA, contre 1 336,2 milliards de FCFA dans la projection budgétaire révisée 2026, soit une augmentation de 686,2 milliards de FCFA, dont 1 879,5 milliards de FCFA d'amortissement de la dette et 142,9 milliards de FCFA d'apurement d'arriérés.
De manière plus concrète, les dépenses de personnel se situeraient à 963,9 milliards FCFA, contre 958,6 milliards FCFA dans le collectif budgétaire 2026, soit une hausse de 5,3 milliards FCFA, liée notamment à la régularisation des situations administratives. Les dépenses de biens et services s'établiraient à 480,5 milliards de FCFA, contre 562,4 milliards FCFA dans la LFR 2026, soit une baisse de 81,9 milliards de FCFA, imputable notamment à la baisse des baux administratifs induite par la mise en service de la Cité Émeraude ; les dépenses d'investissement s'établiraient à 1 058,4 milliards FCFA (287,3 milliards de FCFA de financements extérieurs) contre 1 169,1 milliards FCFA inscrits dans le collectif budgétaire 2026, soit une baisse de 110,7 milliards FCFA sur les projets financés sur les recettes budgétaires.
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Les ressources de trésorerie et de financement ressortiraient quant à elles à 2 931,4 milliards FCFA en 2027, contre 2 251,8 milliards FCFA dans la prévision annuelle révisée 2026, soit un accroissement de 679,6 milliards FCFA (+30,2%). « Ces ressources comprennent 600 milliards FCFA d'appuis budgétaires, 287,3 milliards de prêts-projets, 300 milliards de dette bancaire, 600 milliards à mobiliser sur le marché financier sous-régional ou intérieur et 1 144,1 milliards sur le marché financier international », indique le communiqué final.
La croissance attendue à 4,5 %
Les prévisions de Libreville reposent sur l'embellie de la quasi-totalité de ses indicateurs macroéconomiques. Ainsi, les principales hypothèses ayant servi de base au cadrage macroéconomique et budgétaire sont : une croissance économique de 4,5 % en 2027, contre 4,0 % en 2026, « portée par une progression de 4,6 % des activités hors pétrole et de 4,1 % du secteur pétrolier » ; une production pétrolière en hausse de 4,1 % en 2027, pour atteindre 11,30 millions de tonnes métriques. Bien plus, le prix du baril de pétrole gabonais serait en recul de 12,5 %, à 70 USD en 2027.
Cependant, la production de manganèse serait en hausse de 8,6 %, à 10 345,7 milliers de tonnes en 2027 ; un prix de vente du manganèse établi à 241,9 dollars américains la tonne en 2027, contre 166,9 dollars américains en 2026, soit une hausse de 45 %. La production de bois débité serait en progression de 2 %, à 1 045 milliers de m³; le démarrage de la production de minerai de fer, pour un volume projeté à 1 500 milliers de tonnes en 2027 ; et un taux de change du dollar américain établi à 572,3 FCFA en 2027 contre 571,9 FCFA en 2026, soit une appréciation du dollar de 0,1 %.
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Rappelons que ledit projet de loi doit être défendu à l'Assemblée nationale et au Sénat par le ministre des Finances. Après examen, ces deux chambres du Parlement vont adopter le texte qui devrait ensuite une loi de finances (initiale) après la promulgation par le chef de l'Etat.












