Les aéroports de Brazzaville et de Pointe-Noire ont constitué les principales portes d’entrée et de sortie internationales de la République du Congo, concentrant 78% de l’ensemble des flux de passagers aux frontières. Au premier trimestre 2025, 84 546 passagers ont été enregistrés au départ des aéroports de Brazzaville et de Pointe-Noire, pour 234 vols internationaux. Selon le rapport sur les mouvements transfrontaliers, ils ont transporté avec eux, 55 milliards Fcfa en espèces, dont 60% à l’aéroport de Brazzaville et 40 % à celui de Pointe-Noire. Ces sorties affichent une baisse de 17,9% en glissement trimestriel, comparativement aux 67 milliards Fcfa recensés au quatrième trimestre 2024.
Sans expliquer les raisons de cette évolution, le rapport précise que 59 % des passagers au départ étaient des résidents congolais, contre 31 % de non-résidents. Les voyageurs transportant des devises se rendaient vers 51 destinations différentes, principalement la Chine (34 %), le Liban (25 %), Dubaï, aux Émirats arabes unis (23 %), et la France (8 %). Inversement, les passagers arrivant avec des devises provenaient, majoritairement, des pays africains (63%), suivis de la Chine (18%), de la France (5%), de Dubaï (4%) et du Liban (4%). Cette catégorie a fait entrer 27 milliards en espèces, répartis à hauteur de 93% pour Brazzaville et 7% pour Pointe-Noire.
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Au total, les voyageurs ont transporté près de 82,6 milliards FCFA en espèces à l'entrée et à la sortie des deux aéroports. Toutefois, l’analyse des déclarations de ces fonds, conformément au Règlement n°02/UMAC/CEMAC du 21 décembre 2018, relatif à la réglementation des changes dans la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), demeure quelque peu mitigée. Elle montre que 8% des voyageurs ont déclaré transporter un montant inférieur à 5 millions Fcfa et 20% ont déclaré un montant supérieur à ce seuil réglementaire. Fait marquant : jusqu’à 72% des voyageurs, n’ont effectué aucune déclaration.
Cette situation ne signifie pas nécessairement que les voyageurs concernés ont dissimulé des fonds. Une partie d'entre eux pouvait ne transporter aucune somme soumise à déclaration. L'ARTF estime néanmoins que cette proportion mérite une attention particulière dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. « Cette dernière proportion (les 72%), bien qu’en partie attribuable au transport de montants inférieurs au seuil réglementaire, mérite une attention particulière, dans le cadre du dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme » a relevé le gouvernement.
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Sur le plan réglementaire, le Congo a également adopté, le 31 décembre 2025, un décret relatif à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération. Ce texte porte notamment sur les obligations de contrôle et de transparence imposées aux organismes à but non lucratif. Le décret du 31 décembre 2025 détermine les mesures générales (la création, le contrôle, la surveillance, la collecte des informations et les enquêtes), applicables aux organismes à but non lucratif. « L’ensemble des informations relatives aux organismes à but non lucratif, notamment les plans d’action, les rapports, les financements, l’identité et les profils des personnels est informatisé et mis à la disposition de la communauté nationale à partir d’un portail ouvert, permettant de suivre leurs activités, de recevoir à temps toutes leurs données pertinentes en ligne » est-il indiqué à l’article 20.








