PetroNor, société pétrolière norvégienne cotée à Oslo, a enregistré un bénéfice net de 5,4 millions USD (environ 3 milliards FCFA) à fin septembre 2025, en baisse de 83 % par rapport à la même période en 2024. La compagnie, qui tire l’essentiel de ses revenus pétroliers en république du Congo, où elle détient 16,83 % dans le complexe offshore PNGF Sud/Bis opéré en partenariat avec la franco-britannique Perenco, souligne que « la performance du troisième trimestre est entièrement dictée par les activités du PNGF Sud, bien que le tableau financier soit déformé par les questions de timing d’enlèvement du pétrole ».
Selon son rapport, cette contre-performance résulte d’une combinaison de facteurs, dont la baisse de la production liée au déclin naturel des champs, l’absence d’enlèvement de pétrole entre le premier et le troisième trimestre en raison de la volatilité des cours et de l’instabilité du dollar, ainsi que la réduction des volumes disponibles à la vente. Sur les neuf premiers mois de 2025, le chiffre d’affaires est tombé à 36,4 millions USD (soit 20,17 milliards FCFA), contre 120 millions USD (environ 66,48 milliards FCFA) un an plus tôt. Au troisième trimestre, la production nette moyenne s’est établie à 4 112 000 barils équivalent de pétrole, contre 4 289 au deuxième trimestre, tandis que la production brute a atteint 2,2 millions de barils (vs 2,6 millions au T3 2024).
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Toutefois, la société qui exploite 72 puits dans le pays anticipe que la situation devrait évoluer au quatrième trimestre avec l’arrivée en production des nouveaux puits forés dans le cadre du programme de forage lancé en juin. Trois puits ciblant le réservoir Cénomanien produisent déjà plus de 5 000 b/j bruts, tandis que deux autres puits situés dans le réservoir Turonien, dotés de sections perforées et acidifiées de 421 m et 489 m, doivent être mis en service dans les prochains jours. En parallèle, PetroNor a finalisé début novembre le toilettage et la vente de 540 000 barils, opération destinée à reconstituer sa trésorerie après plusieurs trimestres sans enlèvement.
Acteur présent sur plusieurs opérations offshore africaines notamment au Congo, au Nigeria et en Gambie, PetroNor concentre ses perspectives immédiates sur la stabilisation de la production congolaise, sa seule source actuelle de revenus pétroliers. Le complexe PNGF Sud/Bis, qui renferme environ 2,3 milliards de barils de réserves dont 500 millions déjà récupérés, représente le cœur de son portefeuille.
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