Au Congo, l'entreprise Wing Wah Oil, une filiale du groupe chinois Southernpec, prévoit d'investir 27,7 milliards $ (soit, environ 15 593,9 milliards de FCFA) pour développer les gisements pétroliers onshore de Banga Kayo, Holmoni et Cayo situés dans le sud-est du département de Pointe-Noire. Un accord a été signé le 31 août entre le PDG de la société, Xiao Lianping et le gouvernement, représenté par le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua, et le ministre d’État, Jean-Jacques Bouya. « Ce projet a une interaction évidente avec la politique économique et financière de notre pays. Car il doit mobiliser plus de 23 milliards de dollars générant ainsi d’importantes recettes fiscales et parafiscales de notre trésor public et devrait contribuer au renforcement de la soutenabilité de nos finances publiques. », a précisé le ministre des Hydrocarbures congolais.
Selon les termes de l'accord, Wing Wah vise à augmenter sa production d’or noir sur ces permis de 155 000 barils par jour d’ici 2030. Soit de 45 000 bpj (production actuelle) à 200 000 bpj d'ici cinq ans (+344 %). Le projet a également pour but d'atteindre une production cumulée de plus de 1,3 milliard de barils d'ici 2050. « Ce projet […] assurera une production cumulée de plus de 1,3 milliard de barils d’ici 2050 pour l’ensemble des permis et renforcera ainsi notre souveraineté énergétique, notamment par la valorisation de notre gaz associé, prioritairement pour le marché domestique tout en contribuant à la réduction du torchage. », renchérit Bruno Jean-Richard Itoua.
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L'accord va au-delà de l'extraction de brut. Le projet comprend également un volet intégré de monétisation du gaz, avec une expansion progressive de la capacité de production de Gaz naturel liquéfié (GNL), de Gaz de pétrole liquéfié (GPL), de butane et de propane, destinée à la demande intérieure et aux exportations. Il vise la création d’emplois, soit entre 3 000 et 3 300 travailleurs congolais devraient être impliqués. Des avantages sociaux sont également prévus, notamment la fourniture d'électricité excédentaire et d'eau traitée aux communautés voisines.
Par ailleurs, le projet inclut des unités de traitement d’eau capables de fournir 5 000 mètres cubes quotidiens. Une partie de cette eau sera redistribuée gratuitement aux villages limitrophes. Le volet environnemental repose sur des technologies de captage de carbone et des bassins de rétention. Le gouvernement congolais prévoit que le ministère de l’Environnement supervisera des audits périodiques, et Wing Wah financera un fonds de restauration forestière de cinq millions de dollars par an.
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Rappelons que le Congo produit actuellement 268 000 b/j selon le dernier rapport de l'OPEP. La production actuelle de 45 000 b/j du champ de Banga Kayo, géré par Wing Wah, est incluse dans ce total. Le pays ambitionne de porter la production nationale à 500 000 b/j d'ici 2027. Cet accord d'investissement, qui s'inscrit dans le cadre du contrat de partage de production amendé l'année dernière, vient renforcer cette ambition. Le financement de 27,7 milliards de dollars à mobiliser pour le projet est structuré autour de facilités syndiquées auprès de banques asiatiques et africaines, d'obligations à long terme et d'un volet d'ingénierie, d'approvisionnement et de construction financé sur résultats. Ce modèle financier, selon le texte, pourrait devenir une référence pour d'autres projets dans le Golfe de Guinée. L'investissement de Wing Wah s'effectue dans un secteur déjà concurrentiel au Congo, qui compte des multinationales comme TotalEnergies, Perenco et Eni.
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