Le collectif de la diaspora gabonaise d’Europe et l’équipe de direction de BGFIBourse, filiale du groupe BGFIBank spécialisée dans l’intermédiation financière, ont tenu, le 17 mai dernier, une réunion autour de la création d’un véhicule de financement sécurisé destiné aux Gabonais résidant à l’étranger. Le fonds en préparation ambitionne de mobiliser 150 millions d’euros (environ 98 milliards FCFA) au cours des cinq premières années suivant son lancement, pour constituer un véritable levier de développement.
« Nous sortons satisfaits de notre rencontre avec le directeur général de BGFIBourse, durant laquelle nous avons examiné les conditions de mise en œuvre de ce véhicule. Ce projet a pour objectif de structurer l’épargne de la diaspora en un fonds sécurisé, administré par une institution crédible et neutre », a déclaré à la presse Arold Ndong Mezui, entrepreneur gabonais et porte-parole du collectif.
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Selon les premières décisions prises, le futur fonds s’inspirera du FCP BGFIBank Atlas. Créé en 2023 et agréé par le régulateur financier de la CEMAC (la COSUMAF), ce fonds est un organisme de placement collectif en valeurs mobilières(OPCM) obligataire qui investit 60% de ses actifs dans des emprunts obligataires, des obligations assimilables du Trésor ou dans des titres de créance à moyen et long terme émis dans la zone CEMAC. Il propose un rendement minimum garanti de 5,5% par an pour une durée de placement minimale de deux ans.
Un objectif ambitieux pour une communauté qui, en 2023, a enregistré l’un des volumes les plus faibles de transferts de fonds de la diaspora en Afrique centrale. Selon le magazine Business Inside Africa 2024, publié en janvier par la Banque mondiale, les transactions de la diaspora vers le Gabon se sont limitées à 15,8 millions d’euros, bien en deçà des 38,7 millions d'euros reçus par la République du Congo.
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Ce faible flux est attribué, selon la Banque mondiale, à des barrières financières telles que les coûts élevés de transfert et à l’instabilité des systèmes financiers locaux. Toutefois, les membres du collectif affirment que, si le projet aboutit, les revenus issus des placements seront utilisés pour soutenir des projets structurants au Gabon. En priorité : le financement d’infrastructures de base comme des forages d’eau potable, des marchés ou encore des cantines scolaires, avec pour objectif d’améliorer les conditions de vie dans les zones reculées.
Portée par la plateforme « Diaspora gabonaise européenne », cette initiative regroupe aujourd’hui 300 membres, avec l’ambition d’atteindre 5 000 adhérents d’ici à 2030. « À terme, le fonds pourra être élargi à l’échelle mondiale pour permettre à tous les Gabonais de la diaspora de contribuer au développement de leur pays, conformément à l’appel du chef de l’État », a ajouté Arold Ndong Mezui.

