Au cours d’une énième séance de travail le 27 décembre dernier, le Directeur général par intérim de la PosteBank Gabonaise Martin Parfait Pécké a annoncé avoir décaissé 10 milliards de Fcfa destinés au paiement des créances de petits épargnants. D’après ce dernier, cette somme pourrait leur être versée dans les prochains jours : « l’ordre de paiement au bénéfice des épargnants a déjà été établi, et le Trésor est en train de procéder aux dernières vérifications afin d’inviter les épargnants à retirer leur dû ».
Ce montant représente de fait la première tranche (24,3%) des 41,1 milliards de Fcfa que cette filiale de la société la Poste S.A Gabon, actuellement en faillite, doit reverser aux entreprises sur une période de 3ans. En effet, en janvier 2024 le gouvernement de Transition avait annoncé offrir une enveloppe de 30 milliards de Fcfa dédiée au remboursement de plus de 60 000 épargnants de la Postebank. Ce financement, d’après le ministère de la communication, devrait alors être prélevé dans le budget de l’année sur une période 2024-2026 : soit 10 milliards de Fcfa par an.
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« Le petit détail qui reste à régler, concerne essentiellement les épargnants qui ne se sont pas faits recensés à jour, pour lesquels la PosteBank va dans les prochains jours ouvrir un guichet, comptabiliser tout ceux-là afin qu’après ce recensement, les épargnants tous autant qu’ils sont dans la République gabonaise, perçoivent le montant qui sera destiné à chacun, les sommes qui leur sont dues, selon la répartition qui sera faite », a déclaré le président du Collectif des épargnants de la PosteBank SA, Patrick Souchlaty.
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Il faut dire que depuis sa mise en liquidation en 2017, la Postebank traîne une dette de plusieurs milliards de Fcfa constituée des dépôts des anciens épargnants principalement. Et ce en raison des difficultés opérationnelles et du manque de liquidité. Au moment de sa fermeture, les dépôts des clients étaient de l’ordre de 75 milliards de Fcfa pour près de 320 000 clients, selon les autorités gabonaises. L’institution financière n’aura tenu que quatre ans après le lancement de ses activités en 2013 et ne cesse d’enchainer les suspensions de ses dirigeants. Le dernier à date est Jean-Eric Raynard Ndama, Directeur Général de La Poste SA, qui, un an après sa nomination n’a pas pu proposer un plan de relance de l’entreprise.

