Au Gabon, la société privée pétrolière et gazière gabonaise, Komo Ressources Group (Koreg), renforce sa présence dans le secteur des hydrocarbures. Quelques semaines après avoir obtenu son premier permis d’exploitation pour le champ marginal « Autour n°G5-142 », situé au cœur du pays dans la zone fertile du sable de Gamba, province de l´Ogooué-Maritime (fin 2024), Koreg a signé deux contrats d'exploration et de partage de production avec l'État gabonais (CEPP) pour les blocs marginaux -EF-7 et Pomok, juxtaposant le premier champ. C’était en fin de semaine écoulée, en présence du ministre du Pétrole et des hydrocarbures, Marcel Abeke, selon les précisions de l’entreprise. Elle devient ainsi la première société autochtone propriétaire de trois blocs pétroliers dans le pays, un secteur dominé par des multinationales étrangères.
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Cette acquisition de Koreg intervient dans un contexte où la production pétrolière gabonaise enregistre une forte baisse, avec un recul de 2,1 % attendu pour 2025 pour s’établir à 11,125 millions de tonnes métriques, contre 11,640 millions de tonnes en 2024. Une situation due à plusieurs facteurs, notamment l'épuisement naturel des gisements matures, la baisse des investissements dans le secteur pétrolier et la pression internationale en faveur de la transition énergétique. Elle survient alors que le gouvernement s'efforce de relancer le secteur pétrolier, notamment par l'octroi de nouveaux contrats d'exploration, une pratique suspendue depuis 2020, reprise à fin 2024. Pour ce faire, des mesures incitatives visant à promouvoir les bassins sédimentaires et des négociations directes avec les investisseurs ont été mises en place, en favorisant la participation des entreprises nationales.
Des études géologiques
Bien que le montant investi dans ces acquisitions n'ait pas été divulgué, Komo Ressources Group devrait réaliser des études géologiques approfondies, incluant potentiellement des études sismiques, afin d'évaluer le potentiel des nouveaux blocs pétroliers. On se souvient à cet effet que Koreg a signé en juillet dernier, un accord avec l’entreprise chinoise HBP - un fournisseur de services d’ingénierie et de sous-traitance dans le secteur du pétrole et du gaz, de l’énergie et de l’environnement de l’eau, avec des Technologies.
Pour l’Etat gabonais, cette acquisition est une occasion supplémentaire de faire découvrir le potentiel du secteur pétrolier du pays. En septembre dernier, lors de la signature officielle d'un contrat d'exploitation et de partage de production (CEPP) avec l'opérateur français Maurel et Prom (M&P), le ministre gabonais du Pétrole, Marcel Abeke, a souligné la relance des attributions de contrats après quatre ans d'attente. Il a précisé que sur les 96 blocs pétroliers disponibles, seuls 17 sont actuellement exploités (7 en mer et 12 à terre). Malgré le 12e appel d'offres pour l'attribution de 35 blocs en eaux profondes et très profondes, 62 blocs en mer et 13 blocs à terre restent libres. Pour relancer et dynamiser le secteur, un nouveau code pétrolier (loi 002/2019) a été promulgué le 16 juillet 2019. Cependant, les résultats attendus de cette réforme tardent à se concrétiser. Koreg répond ainsi favorablement à la nouvelle politique des autorités.
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