Au Gabon, la Société Équatoriale des Mines (SEM), entreprise à capitaux publics qui représente les intérêts de l’État dans le secteur minier, vise un chiffre d’affaires de 1 milliard de dollars d’ici 2030, soit plus de 600 milliards FCFA. L’objectif a été annoncé par le ministère des Mines et des Ressources géologiques, mardi 27 janvier 2026 à Libreville, lors de la présentation de la stratégie sectorielle 2026-2030. Cette ambition s’inscrit dans le programme pro-investissement porté par le nouveau ministre Sosthène Nguema Nguema. « Le Gabon n’est plus seulement une destination pour l’extraction ; nous devenons un pôle de création de valeur industrielle », a-t-il déclaré.
Pour atteindre cet objectif, la SEM engage un changement de modèle. Longtemps centrée sur la gestion des participations de l’État, la société s’orientera désormais vers l’exploration, le développement et l’exploitation directe de projets miniers à fort potentiel, notamment dans l’or primaire. Les sites de Minkié et Mitzic, au centre du pays, sont identifiés comme prioritaires. La Raffinerie Gabonaise de l’Or (RGO), installée dans la Zone économique spéciale de Nkok, devra soutenir cette montée en gamme avec une capacité de traitement pouvant atteindre 10 tonnes par an.
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Si les données financières actuelles de la SEM ne sont pas publiques, la stratégie prévoit un rôle renforcé dans le suivi technique des projets structurants, notamment les gisements de fer de Belinga, ainsi qu’une augmentation de la transformation locale du manganèse, dont le Gabon produit près de 10 millions de tonnes par an. L’entreprise entend également intensifier l’exploration et la collecte de données géologiques afin de mieux valoriser le potentiel minier national auprès des investisseurs.
Créée par décret présidentiel en 2011, la SEM dispose d’un mandat couvrant l’exploitation, la transformation et la commercialisation des substances minérales pour le compte de l’État. Après une période d’activité limitée, marquée notamment par l’ouverture progressive de comptoirs de collecte d’or et de diamant, l’entreprise entre dans une nouvelle phase, alignée sur l’objectif gouvernemental de porter la contribution du secteur minier à 25 % du PIB à l’horizon 2030.
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