En Guinée Equatoriale, la présidence de la République a déclaré la zone d'Acoga, située dans le sud-ouest de la partie continentale du pays, réserve minière spéciale par décret publié le 28 janvier 2025. Cette zone est reconnue pour son potentiel en minéraux critiques, notamment l'uranium, les éléments du groupe du platine et de l'or. Selon les informations du gouvernement équato-guinéen, cette mesure vise à promouvoir l'exploration et l'exploitation de ces minéraux stratégiques dans le cadre d'une réglementation stricte de l'État, afin de renforcer l'économie nationale, de créer des emplois et d'améliorer le bien-être socio-économique du pays.
Bien que la teneur en ressources de ces minerais, information cruciale pour évaluer le potentiel de la réserve, n'ait pas été dévoilée, cette déclaration anticipe d'éventuelles activités minières dans la région. Elle permet ainsi de mettre en place des politiques qui protègeront les communautés autochtones et l'environnement, notamment en encadrant d'éventuelles activités extractives et en assurant la participation des communautés locales aux décisions concernant l'exploitation des ressources.
Cette déclaration s'inscrit dans une stratégie plus large de diversification de l'économie, visant à réduire la dépendance à plus de 80% des recettes pétrolières. La production pétrolière du pays, en baisse significative ces dernières années (passant de 300 000 b/j à 100 000 b/j entre 2010 et 2023), continue de chuter en raison du vieillissement des champs pétro-gaziers, entraînant le désengagement des multinationales comme Exxon Mobil. Face à cette situation, les pouvoirs publics cherchent des alternatives pour diversifier les sources de revenus du pays.

