Un projet industriel de riz vient d’obtenir le feu vert du gouvernement équato-guinéen pour démarrer ses activités à Niefang, dans la partie continentale du pays. Porté par la ferme Dumasi-Niefang, ce projet marque une nouvelle étape pour la production locale de cette céréale, attendue à 1 800 tonnes d’ici la fin de l’année. « Après les phases expérimentales à la ferme Dumasi-Niefang, nous sommes maintenant prêts à lancer la production industrielle du riz Made in Equatorial Guinea. Aujourd’hui, j’ai reçu les résultats et je suis très fier de ce projet gouvernemental. La ferme de Niefang s’étend sur 190,33 hectares et produira 1 800 000 kg de riz par an », a déclaré le Vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue sur son compte X (ex-Twitter), le 7 avril 2025.
Selon les autorités équato-guinéennes, le projet repose sur l’expertise de l’entreprise chinoise Ganxiang Galang, chargée de sa mise en œuvre en deux phases : la production rizicole, puis celle de 2 000 tonnes d’aliments pour animaux. Cette ambition intervient après une phase test jugée concluante. Les résultats obtenus confirment que « la région de Niefang bénéficie d’un climat favorable, de précipitations constantes et d’un sol avec un pH de 5,5, conditions optimales pour la riziculture », indiquent les services de la Vice-présidence.
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Les quantités de riz attendues seront les toutes premières produites localement. Elles marquent un tournant pour une culture jusqu’ici inexistante dans le pays. En effet, les principales productions agricoles restent le manioc, le plantain, le macabo, le taro, l’arachide en coque et la courge. Ce projet pourrait également permettre de réduire les importations de riz. D’après les données du Système mondial d’information et d’alerte rapide sur l’alimentation et l’agriculture de la FAO (Smiar/FAO), la Guinée Equatoriale importe actuellement 6 000 tonnes de riz par an pour satisfaire la demande nationale.
À travers ce projet agroalimentaire, le gouvernement ambitionne de « modifier les normes actuelles de qualité et de prix de ces produits sur les marchés nationaux », tout en « contribuant à l’augmentation des recettes du Trésor public, à la création d’emplois, au développement des compétences agricoles nationales et à l’amélioration globale de l’agriculture dans le pays », ajoute le Vice-président. À terme, le développement de ce complexe industriel devrait renforcer le rôle du secteur agricole dans l’économie nationale. Pour rappel, la contribution de l’agriculture au PIB s’élevait à 2,6 % en 2021, contre 11,3 % au début des années 1990.
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