Au cours d'une réunion le 2 septembre 2025, le vice-président de la Guinée Equatoriale Nguema Obiang Mangue a ordonné au ministère de l’Eau et de l’Énergie ainsi qu’au Trésor public de mener un audit de la Société de production et de distribution d'électricité (Segesa). Cet audit, qui porte sur les 12 derniers mois d’activité de l’entreprise publique, a pour objectif de « faire la lumière sur ses mécanismes de gestion et d'évaluer sa situation financière actuelle », renseigne le site officiel du gouvernement.
Cette décision fait suite à plusieurs griefs, notamment le reproche de la compagnie d'attribuer ses contrats de manière unilatérale. Pour garantir une gestion plus transparente et efficace, toute décision d'attribution de marché devra désormais être validée par le Conseil d'administration, a insisté le vice-président.
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L'audit annoncé n'est pas une mesure fortuite. Il s'inscrit dans un processus de restructuration globale de l’entreprise initié en octobre 2023. Des enquêtes avaient déjà révélé plusieurs difficultés auxquelles fait face l’entreprise. Sur le plan financier, le Comité de pilotage pour la restructuration des organismes autonomes et des entreprises publiques a constaté en janvier 2025, que la SEGESA n'était pas en mesure de fournir des données financières complètes pour les dernières années, rendant impossible une évaluation précise de sa situation.
Du point de vue juridique, l'entreprise est la cible de multiples actions en justice intentées par des compagnies privées, dont un actionnaire présumé du nom d'Infynsa, qui réclament d'importantes sommes d'argent à SEGESA, dont le montant n’a pas été révélé par le gouvernement de Malabo. Le comité de pilotage a également déploré l’absence de récépissé de dépôt du capital social de 140 millions de francs CFA, soulevant des doutes sur la régularité de l'entreprise.
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La réunion tenue le 2 septembre dernier a également abordé le problème récurrent des coupures d'électricité qui affectent les principales villes du pays. Pour y remédier, un mandat a été donné au ministère de l’Énergie pour qu'il présente, d'ici la fin de l'année, un projet de mise en place d'un nouveau système de production d'énergie basé sur le pétrole à Bata, la capitale économique du pays. Une telle mesure permettrait de diversifier les sources d'approvisionnement afin d'offrir un service électrique fiable et durable à la population.

