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Mines et énergies

Guinée équatoriale : Malabo lance sa compagnie minière nationale pour préparer l'après pétrole

Jusqu'ici marginale, l'industrie minière est désormais appelée à devenir l'un des nouveaux relais de croissance de la Guinée équatoriale, alors que le déclin progressif des hydrocarbures pousse Malabo à diversifier ses sources de revenus.

Publiée jeudi 16 juillet 2026 à 14:02:22Modifiée jeudi 16 juillet 2026 à 14:02:23Temps de lecture 3 minPar Albert AMOUGOU

Malabo veut développer son potentiel minier

Le gouvernement équato-guinéen a officiellement lancé les activités de la Société des mines et des carrières le 15 juillet. La première réunion du conseil d'administration, présidée par le Premier ministre, a acté la constitution formelle de cette nouvelle entité publique destinée à structurer l'exploitation des ressources minérales du pays.

« Après avoir lu et approuvé l'ordre du jour, les membres du Conseil ont poursuivi la constitution formelle du corps administratif à travers la lecture du décret de création de la Société et la présentation de la documentation d'entreprise, dans laquelle les missions, objectifs et cadre d'action de l'entité ont été énumérés », précise un communiqué officiel de la Primature. Les administrateurs ont également examiné le plan stratégique des trois premières années d'activité ainsi que le déploiement opérationnel de la société à Bata et Ciudad de la Paz.

L’enjeu pour ce petit pays d’Afrique centrale est avant tout de développer son potentiel minier afin de diversifier les ressources publiques qui sont essentiellement corrélées à l’exploitation pétrolière (plus de 80 % des recettes budgétaires) en forte baisse ces dernière années en raison de l’épuisement des champs. Selon la BEAC, les exportations de brut devraient reculer de 3,2 millions de tonnes en 2025 à 2,6 millions en 2026, tandis que celles de gaz poursuivraient également leur repli.

Lire aussi : Mines : la Guinée équatoriale cartographie son sous-sol pour attirer les investisseurs

Le potentiel minier équato guinéen est assez riche et varié quoique peu exploré. Dès 2019, le gouvernement avait attribué ses premiers permis d'exploration sur 15 blocs miniers. L'américain Blue Magnolia Investments LLC s'était vu attribuer sept blocs couvrant notamment le cuivre, le platine, l'or, l'uranium, la bauxite et le plomb. Le canadien Eco Oro Minerals Corp avait obtenu quatre blocs pour la recherche de l'argent, du cuivre, du zinc, du plomb et du nickel, tandis que le britannique Akoga Resources avait décroché un permis d'exploration du platine. Les sociétés américaines Manhattan Mining Investment et Shefa Minerals avaient, pour leur part, obtenu des autorisations de recherche, avec une priorité accordée à l'or. Plus récemment, les autorités ont lancé une campagne de cartographie géophysique aéroportée destinée à évaluer plus précisément le potentiel du sous-sol, notamment en or, diamant, coltan, cuivre, argent et nickel, afin d'attirer de nouveaux investisseurs et préparer une nouvelle vague de permis d'exploration.

Dans le portefeuille extractif de l'État, la SMC rejoint GEPetrol et Sonagas, qui gèrent les intérêts publics dans les hydrocarbures.

Lire aussi : Pétrole : Malabo mise sur 7 300 km de données sismiques pour relancer l’exploration offshore

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