Dans sa mise à jour opérationnelle publiée le 4 novembre 2026, Panoro Energy annonce une forte progression de sa production en Guinée équatoriale et envisage de nouveaux forages sur ses actifs offshore. Sur le Bloc G, la production attribuable à ses intérêts de travail a atteint une moyenne de 11 596 barils équivalent pétrole par jour (boepd) au troisième trimestre, contre 2 525 boepd un an plus tôt, soit une hausse de 359 %. Cette évolution tient notamment à l’acquisition de 40,375 % supplémentaires auprès de Kosmos Energy, finalisée en juin 2026, « aux interventions sur les puits du complexe Okume et à la restauration partielle de la production du champ Ceiba. » La participation de Panoro dans le Bloc G s’élève désormais à 54,625 %.
Cette performance place désormais la Guinée équatoriale au premier rang des contributeurs à la production du groupe coté à Oslo, devant le Gabon. Sur les neuf premiers mois de 2026, les actifs équato-guinéens ont fourni 9 934 boepd sur une production pro forma totale de 19 035 boepd, soit 52,2 %. Au troisième trimestre, cette part a atteint 57,8 %. Le Gabon, autrefois premier contributeur, n’a représenté que 4 389 boepd sur neuf mois, la Côte d’Ivoire 3 246 boepd et la Tunisie 1 465 boepd. Panoro indique que sa production actuelle attribuable sur le Bloc G atteint environ 12 500 barils de pétrole par jour (bopd), pour une production brute d’environ 23 000 bopd. La compagnie précise que les travaux se poursuivront en 2026 « pour restaurer tout le potentiel [des installations] et garantir leur fiabilité ».
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Pour Panoro, la prochaine étape devrait passer par de nouveaux forages. « La coentreprise évalue la possibilité de futures campagnes de forage intercalaire en 2028 au complexe Okume, en utilisant une plateforme jack-up conventionnelle en eaux peu profondes, et sur le champ Ceiba », indique le communiqué. La société travaille également à définir un plan intégré de développement des découvertes Estrella et Rodo sur le bloc EG-23, dont elle détient 80 % et assure l’opération.
Au Gabon, où Panoro détient 17,5 % du permis de Dussafu aux côtés de ses partenaires, la campagne de forage de la deuxième phase de MaBoMo a été retardée par le naufrage de la plateforme de forage Prospector 5, survenu le 24 octobre 2026. La coentreprise étudie actuellement des solutions alternatives, sans calendrier arrêté pour la reprise des opérations de forage. La production de MaBoMo, interrompue par précaution avant le départ de la plateforme, a toutefois repris le 28 octobre. Panoro estime sa production actuelle attribuable sur Dussafu à environ 3 600 bopd. Ce retard contraste avec la montée en puissance de ses actifs équato-guinéens.
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