Record Resources envisage de céder sa participation de 20 % dans le bloc pétrolier offshore Ngulu, situé au large du Gabon, où elle est partenaire de la compagnie canadienne Reconnaissance Energy Africa (ReconAfrica), opérateur du périmètre. Dans un communiqué publié le 2 novembre 2026, la junior canadienne annonce avoir mandaté Research Capital Corporation comme conseiller financier exclusif, après avoir reçu des manifestations d’intérêt de plusieurs parties concernant ses actifs et d’éventuelles transactions. « La Société explorera et évaluera un large éventail d’alternatives stratégiques et financières », indique l’entreprise, qui cite notamment une éventuelle vente de sa participation dans Ngulu, l’acquisition d’actifs énergétiques à l’international ainsi que la scission de ses actifs d’exploration d’hydrogène naturel et d’or.
Cette réflexion s’inscrit dans la volonté de Record Resources de mieux valoriser ses actifs : la société estime que le cours actuel de ses actions ne reflète pas pleinement leur valeur. Aucun acquéreur potentiel ni prix de cession n’a toutefois été communiqué à ce stade.
Au Gabon, cette éventualité intervient alors que le développement du bloc Ngulu repose encore sur des travaux d’exploration et d’évaluation technique. Attribué en septembre 2025 à un consortium composé de ReconAfrica, opérateur avec 55 % des intérêts, de Record Resources (20 %), de Gabon Oil Company (15 %) et de l’État gabonais (10 % en participation portée), le périmètre bénéficie d’un dispositif de financement qui dispense Record de contribuer directement aux engagements initiaux de travaux. Dans le détail, ReconAfrica prend notamment en charge les études géologiques et géophysiques, le retraitement des données sismiques 3D et le financement du premier forage jusqu’à sa profondeur totale.
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Sur le plan opérationnel, les partenaires poursuivent ce retraitement des données sismiques, préalable à la sélection des cibles de forage et à une meilleure appréciation du potentiel commercial du périmètre. Ces travaux doivent notamment permettre de préciser les caractéristiques de la découverte de Loba et celles des autres prospects identifiés sur le bloc. Le contrat de partage de production prévoit le forage d’au moins un puits durant la période initiale de quatre ans. Outre la valorisation de ses intérêts, une cession de la participation de Record pourrait ouvrir la voie à l’entrée d’un nouvel investisseur dans le consortium.
D’une superficie de 1 214 km², Ngulu correspond à l’ancien permis offshore C-7. Son principal intérêt repose sur la découverte de Loba, réalisée en 1976 par Elf-Gabon, devenue par la suite Total Gabon, à travers le puits LOM-1. Celui-ci a rencontré une colonne brute d’hydrocarbures de 140 mètres, dont 70 mètres de réservoir net, dans la formation de Batanga. Situé à une dizaine de kilomètres du champ producteur de Barbier, exploité par Perenco, le bloc pourrait bénéficier de la proximité d’infrastructures pétrolières existantes, sous réserve de leur disponibilité et de leur compatibilité technique. Plus de 28 prospects ont également été identifiés sur le périmètre, notamment dans les complexes Lepidote Deep, Palomite et Pompano-Dentex. Record Resources avance un potentiel de production de 20 000 barils par jour pour Loba. L’éventuelle cession de la participation de la junior canadienne intervient donc avant que le potentiel du bloc soit confirmé et que la valeur commerciale de cet actif offshore gabonais puisse être établie.
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