Le 4 juin 2025, le vice-président de la Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, a annoncé une réforme majeure du système de collecte des recettes douanières, à la suite de la découverte d’un vaste réseau de détournements au sein du service des douanes de l’aéroport international de Malabo. Selon les chiffres rendus publics sur son compte X (ex-Twitter), les détournements enregistrés sur 18 mois atteignent près de 1,1 milliard FCFA, avec à peine 20 millions de FCFA officiellement comptabilisés.
« Le rapport préliminaire que m’a présenté la Gendarmerie indique que sur les 800 millions FCFA générés en 2024, jusqu’à 789 millions ont été détournés. Seuls 11 millions ont été légalement comptabilisés. Pour le premier semestre 2025, plus de 300 millions auraient été générés, mais seulement 8 millions apparaissent dans les chiffres officiels », a-t-il déclaré.
Face à cette fraude à grande échelle, le gouvernement a décidé d’interdire les paiements en espèces aux terminaux douaniers. Désormais, tous les paiements devront s’effectuer via des agences bancaires automatisées, à implanter dans les installations douanières, en partenariat avec les banques commerciales. Cette mesure vise à renforcer la traçabilité des flux financiers et à sécuriser les recettes de l’État.
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« Les ressources de l’État appartiennent à tous les Équato-Guinéens ; personne n’a le droit de les traiter comme sa propriété personnelle. Nous appliquerons toute la rigueur de la loi contre les contrevenants », a martelé Teodoro Nguema Obiang Mangue.
En plus d’interdire les paiements en espèces, Malabo a également ordonné le renforcement des contrôles et inspections dans tous les secteurs de douanes et leurs principaux postes respectifs. Cette seconde mesure s’étend aux plateformes portuaires, les zones de franchise et aux postes de frontières. Les agents du ministère de l'Intérieur, du Trésor et du Trésor public procéderont à des contrôles réguliers à l'arrivée des biens et personnes, et l'administrateur douanier responsable de la circonscription devra soumettre une estimation mensuelle des recettes au gouvernement.
Ces réformes permettront non seulement de sécuriser les recettes douanières, mais également de relever la contribution de ce secteur au PIB national. Selon les données contenues dans le profil économique de la Guinée Équatoriale dressé par la Banque mondiale, les recettes douanières ont représenté 3,9% des recettes fiscales et 1,13% du PIB en 2022.
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