443,6 milliards de Fcfa (700 millions de dollars). C’est le coût prévisionnel arrêté pour les travaux de construction de l’infrastucture routière pont-route-rail devant permettre de relier les deux Congo, (Congo Brazzaville et Congo Kinshasa). L’information a été révélée lors d’une réunion de restitution des travaux de deux délégations d'experts de la République démocratique du Congo (RDC) et de la République du Congo, sur le projet tenue le mercredi 15 janvier 2025.
En dévoilant ainsi le coût de de cette infrastructure, les deux gouvernements s’engagent engagés à la mobilisation des ressources nécessaires au démarrage de ce projet dont le protocole d’accord avait été signé le 24 juin 2009 pour construire un pont-route-rail (RRB) sur le fleuve Congo entre Brazzaville et Kinshasa, ainsi que pour étendre le chemin de fer Kinshasa-Ilebo (KIR) entre la République du Congo (RC) et la République Démocratique du Congo. « Nous avons harmonisé la concession pour la construction du pont-route-rail. Le chronogramme va se mettre en place petit à petit. Une fois la concession harmonisée, l'appel d'offres sera lancé. Cette fois-ci, l'appel d'offres consistera à sélectionner le concessionnaire. Il reste 5 groupements d'entreprises qui vont soumissionner, pour aller vers la sélection. Nous devons leur apporter l'ensemble des éléments techniques et financiers, pour préparer leurs offres. C'est ce qui est en train de se faire.», a déclaré Jean-Jacques Bouya, ministre de la République du Congo en charge de l'Aménagement, de l'Equipement du territoire et des Grands travaux.
Précisons ici qu’au fil du temps le coût fixé pourrait connaître des réajustements. « Les évaluations techniques portent la hauteur de ce projet autour de 700 millions USD. Mais il faut savoir qu'il s'agit d'une première étape, parce que le projet est appelé à évoluer. Il y a d'autres projets qui vont venir s'arrimer à ce projet principal.», a déclaré le ministre d’État, ministre des Infrastructures et Travaux publics de la RDC, Alexis Gisaro. Sur cet aspect, la formule est déjà toute faite, la réalisation du projet se fera en mode un Partenariat Public-Privé (PPP) avec une liste de potentiel financeurs déjà arrêtée. « Après toutes ces étapes, on donnera un délai en fonction de ce que souhaitent les investisseurs. Une analyse sera faite sur les offres autour de la communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), de la BAD et des deux États concernés. Nous espérons que le début des travaux sera en cette année », a déclaré Jean-Jacques Bouya.

