BGFI Holding Corporation (BHC), maison-mère du groupe BGFIBank, prévoit d'ouvrir son capital au public le 31 juillet prochain, suivi d'une introduction à la Bourse des valeurs mobilières de l'Afrique Centrale (BVMAC). Selon le document d’IPO rendu public, le prix d’entrée dans le capital social a été arrêté à 80 000 FCFA par action, pour une émission portant sur 1 573 536 titres, soit 10 % du capital de la holding. L’opération portera donc à 15 735 360 le nombre total d’actions composant le capital post-introduction. Il s’agit là du deuxième prix d’introduction le plus élevé sur le marché régional, après celui de Bange Bank, fixé à 206 220 FCFA lors de son IPO en 2022.
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Mais ce positionnement tarifaire, bien qu’en phase avec le profil institutionnel du groupe, pose la question de son attractivité. Dans un marché encore perçu comme peu dynamique, où la culture boursière reste embryonnaire, le niveau élevé du prix unitaire des actions pourrait écarter une large frange du grand public, notamment les petits investisseurs.
Pour pallier cet effet d’éviction, la BVMAC travaille depuis plusieurs années sur la mise en place du fractionnement des titres. L’objectif : diviser le prix unitaire des actions en multipliant le nombre de titres en circulation, afin de faciliter l’accessibilité au marché et stimuler les volumes de transactions.
« Une entreprise qui possède 1 000 actions à 2 500 FCFA peut décider de diviser par cinq ses actions, ce qui lui donne 5 000 actions à 500 FCFA », a expliqué Louis Banga Ntolo, directeur général de la BVMAC, lors d’un entretien avec EcoMatin.
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Cette mesure s’inscrit dans une stratégie globale de démocratisation de l’investissement boursier, avec l’ambition de faire passer le nombre de comptes titres (actuellement estimé à 10 000) à plusieurs centaines de milliers. « La présidente de l’association des femmes Bayam Sellam du Cameroun nous a confié que si le fractionnement était mis en œuvre, ses 3 millions d’adhérentes pourraient entrer en Bourse », a souligné le DG de la BVMAC.

