Quelques jours après sa participation à l’Africa CEO Forum d’Abidjan (Côte d’Ivoire), le Cameroun affiche ses ambitions en matière d’attractivité économique. Lors d’un point presse donné le 27 mai à Yaoundé, Boma Donatus, directeur général par intérim de l’Agence de promotion des investissements (API), a indiqué que quatre grands groupes internationaux avaient manifesté leur intérêt pour le Cameroun à l’issue de ce rendez-vous.
Il s’agit de Mitsubishi, conglomérat japonais aux activités multiples (énergie, industrie lourde, chimie, etc.), qui souhaite ouvrir une antenne régionale en Afrique centrale. Pour accueillir ce géant asiatique, le Cameroun travaille activement à la mise en place de « contrats avancés » visant à garantir « un environnement propice à des projets structurants dans les domaines des infrastructures et de l’énergie », a confié Boma Donatus.
Autre multinationale annoncée : Lucky Group, entreprise indienne spécialisée dans des secteurs clés tels que l’énergie, les infrastructures, la construction et la logistique. Celle-ci ambitionne notamment de renforcer ses partenariats dans le domaine portuaire, avec un intérêt particulier pour le Port autonome de Kribi.
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De son côté, Adali Group, société turque œuvrant dans la construction, l’énergie et le tourisme, souhaite également marquer son empreinte dans le secteur maritime camerounais, notamment au niveau des ports de Limbé et de Tiko. Selon Boma Donatus, les responsables de cette entreprise seront reçus le 5 juin prochain par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, afin d’approfondir les modalités de collaboration possibles.
Enfin, le groupe pharmaceutique indien Brassica Pharma, déjà implanté dans une dizaine de pays africains (Nigeria, Ghana, Kenya…), entend étendre son réseau à l’Afrique centrale. Son objectif : apporter l’expertise médicale indienne et contribuer au renforcement du secteur sanitaire régional.
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Plus de 200 investisseurs potentiels intéressés
Au-delà de ces quatre entreprises, l’API revendique pas moins de 21 intentions d’investissement, principalement émanant d’entreprises des Émirats arabes unis et de l’Inde. Les secteurs ciblés sont variés : agriculture et agro-industrie, infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, production d’énergies renouvelables (notamment solaire), ainsi que les technologies de l’information et de la communication.
« Quatre partenariats stratégiques ont été conclus avec l’AIM Foundation, basée à Abou Dhabi, une organisation mondialement reconnue qui regroupe plus de 20 000 entreprises », a précisé Boma Donatus. Et d’ajouter : « Au total, plus de 200 contacts ont été établis avec des investisseurs durant cette mission. Ils ont abouti à des manifestations d’intérêt concrètes pour une vingtaine de projets publics et privés, actuellement suivis par nos services en vue de la signature de protocoles d’accord. »

