Le 18 décembre dernier à Douala, le climat des affaires au Cameroun était au centre de la signature d’un mémorandum d’entente entre les Chambres de Commerce américaine, européenne et britannique au Cameroun respectivement représentées par leur président au rang desquels Laure Djoukam, Yanis Arnopoulos et Dr Elias Boughan. Ce protocole d’entente a été conclu entre les parties mentionnées supra afin de formaliser un cadre de coopération dans des domaines d’intérêt commun : l’amélioration du climat des affaires au Cameroun.
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En effet, l’idée de cette collaboration tripartite est née du constat selon lequel le Cameroun a un potentiel économique immense, mais ne fait pas courir les investisseurs. Pour preuve, le Cameroun a capté un volume d’IDE (investissements directs étrangers) estimé à 799 millions de dollars en 2023, apprend-on du rapport 2024 sur les IDE dans le monde, publié le 20 juin 2024 par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Cette enveloppe correspond à 490 milliards de Fcfa, au cours actuel du dollar américain. Les données compilées par cet organisme onusien, révèlent que cette enveloppe est en baisse de 15,87 % en comparaison avec les 926 millions de dollars d’IDE reçus par le pays en 2022 soit 567,8 milliards de Fcfa.
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C’est pour inverser la tendance que les trois Chambres internationales, représentants les entreprises américaines, européennes et britanniques présentes au Cameroun s’engagent à collaborer ensemble pour favoriser la croissance économique régionale et nationale ; plaider pour des politiques favorables à l’environnement des affaires au Cameroun : le Cameroon business forum (CBF), un important rendez-vous économique enterré depuis plus de 4 ans. « En soutien au gouvernement camerounais, nos chambres de commerce s’engagent à accompagner ces initiatives pour que nous puissions améliorer le climat des affaires, rendre au Cameroun ses lettres de noblesses, afin que nous soyons une destination qui attire les investisseurs, » a déclaré Yanis Arnopoulos, président de la Chambre de commerce européenne au Cameroun, par ailleurs Directeur général du groupe Arno, qui n’a pas manqué d’inviter toutes les chambres consulaires, organisations patronales du Cameroun à les rejoindre afin de « parler d’une voix unique », soutient-il.
Le Cameroon business forum au point mort
A date, les principaux acteurs habituellement impliqués dans l’organisation du CBF, que sont le patronat et le gouvernement, brillent par un mutisme inquiétant. L’année dernière, l’on laissait entendre que la 12ème édition du CBF autrefois reportée sine die par le Premier ministre était annoncée pour le 05 juillet 2023 à Douala. Événement qui n’a toujours pas eu lieu. Il va s’en dire que, le mystère qui entoure l’organisation de la 12e édition du CBF semble avoir un lien direct avec les tensions quasi permanentes qui caractérisent le dialogue public-privé au Cameroun. On peut tout aussi évoquer la non prise en compte du plaidoyer du Gicam pour l’amélioration de l’organisation de cette rencontre. Concrètement, le Gicam propose que sur les cendres du CBF, naisse un Cameroon Business Council (CBC), nouveau cadre permanent de concertation de haut niveau entre l’Etat et le secteur privé. « Ce devrait être une structure de dialogue public/privé novatrice et efficace, placée sous l’autorité du Chef du gouvernement », explique une source proche du Gicam. Il s’agira d’une institution bipartite présidée par le Premier ministre et dont le président du Gicam serait le Vice-président. Ces propositions datent de 2021, et jusqu’à présent on attend le début de leur implémentation.








