Le géant français des casinos Partouche pose ses valises à Brazzaville. Selon les informations d’EcoMatin, le groupe vient d’y créer Casino Partouche Brazzaville, une filiale installée avenue Félix-Eboué, au sein du Kempinski Hotel. Constituée sous la forme d’une société par actions simplifiée (SAS), elle dispose d’un capital de 150 millions de FCFA, divisé en 15 000 actions de 10 000 FCFA. La société a principalement pour objet l’exploitation de casinos et d’établissements de jeux de hasard, ainsi que « toutes opérations […] de nature à favoriser directement ou indirectement […] son existence ou son développement ».
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La direction de cette nouvelle entité a été confiée à Lukas Sawicki, déjà aux commandes du Casino Partouche de Cotonou, ouvert en juin 2025 au Sofitel. Un choix qui intervient après des débuts jugés « encourageants » par le groupe français au Bénin : en un an, le produit brut des jeux (PBJ), soit les mises encaissées diminuées des gains reversés aux joueurs, y a été multiplié par 4,4. Après le Bénin et la Tunisie, Partouche ajoute ainsi le Congo à son portefeuille africain et signe, par la même occasion, son entrée en Afrique centrale. Cette nouvelle implantation prolonge l’expansion internationale du casinotier français, qui a généré 240,4 millions d’euros (environ 157 milliards de FCFA) de chiffre d’affaires au premier semestre 2026.
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À Brazzaville, Partouche devra toutefois se faire une place sur un marché déjà occupé par plusieurs établissements. La capitale compte notamment Casino As de Pique, avenue Félix-Eboué, et Club House Casino, avenue William Guynet, tandis qu’à Pointe-Noire opèrent Apollo Games, Casino Mirage et Casino World, selon des annuaires professionnels. Cette arrivée intervient surtout dans un secteur dont le cadre réglementaire vient d’être renforcé. En octobre 2024, le Congo a adopté une nouvelle loi encadrant la création et l’implantation des établissements de jeux, ainsi que la régulation et la fiscalité du secteur. En 2025, les jeux de hasard et d’argent ont généré plus de 620 millions de FCFA de recettes fiscales, selon la Direction générale des impôts.









