Mascott Capital Partners, une société spécialisée dans la gestion de licences et la réglementation du secteur iGaming (jeux en ligne, paris en ligne, casinos en ligne), vient de perdre sa licence de concession et gestion du secteur des jeux de hasard en Guinée équatoriale. Ladite licence a été suspendue pour « violation de la loi », selon un communiqué daté du 9 août dernier et signé par le président de la République, Teodoro Obiang Nguema Basogo.
« En ce qui concerne les récentes informations concernant l'octroi d'une licence principale pour les jeux en ligne, à distance, les paris en ligne et le casino en ligne, en faveur de la société Mascott Capital Partners G.E. S.L., […] l'ordonnance ministérielle n° 04/2015, datée du 18 mai sur les jeux de loisirs et de hasard, ne prévoit pas l'octroi de ce type de licences. Par conséquent, cette licence n'a aucun effet juridique et le gouvernement ne reconnaît pas sa validité », peut-on lire.
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Aussi, le président de la République a ordonné la suspension du ministre des Infrastructures touristiques, Pedro Oliveira Burupu, pour avoir accordé « unilatéralement et à des fins personnelles », une licence master inédite à Mascott Capital en juillet 2025. L’entreprise jugée « incompétente » a été retenue « sans références ni expertise préalable ». De plus, la société, basée à Chypre et dirigée par Katerina Ioseph, a été enregistrée au registre des grandes entreprises de Chypre en mars 2024. Les données du registre ne renseignent aucune information à propos du capital de l’entreprise.
Toute chose qui motive le gouvernement a déclaré « qu’octroyer ce type de licence à une entreprise étrangère met en danger l’intérêt public et la souveraineté de la République ». Ladite licence master accordait un rôle clé à la société Mascott Capital sur un marché en plein essor. Le ministre des Infrastructures touristiques estimait en juillet dernier, les revenus de ce marché à 2,5 millions de dollars à date, pouvant atteindre 30 millions de dollars US par an dès la mise en œuvre du cadre réglementaire y relatif. A travers ce cadre, le membre du gouvernement ambitionnait d’attirer des opérateurs internationaux majeurs avec des licences compétitives et une pénétration internet effective (87% selon le rapport 2024 de l’ITU).

