La Société financière internationale (SFI ou IFC en anglais), branche du Groupe Banque mondiale dédiée au secteur privé, examine un projet de financement de 7,5 millions d’euros (environ 4,9 milliards FCFA) en faveur de la Camerounaise des transactions maritimes et portuaires (Camtrap). Spécialisé dans l’entreposage et la logistique, la société souhaite utiliser ce financement pour soutenir l’expansion de ses activités au Cameroun, au Tchad et en République centrafricaine (RCA). Le Conseil d'administration de l’IFC doit se prononcer sur l’opération le 15 décembre 2025, selon des informations publiées par l’institution.
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Le financement, structuré sous forme de prêt senior avec une maturité de huit ans dont deux ans de différé, s’inscrit dans un plan d’investissement global de 10,1 millions d’euros (6,6 milliards FCFA). Il comprend la modernisation et l’extension des plateformes d’entreposage de Douala et Kribi, ainsi que la construction d’installations de stockage alimentaire et logistique dans deux marchés enclavés d’Afrique centrale (le Tchad et la RCA) où les capacités sont jugées insuffisantes.
L’opération devrait bénéficier d’une garantie du Guichet du secteur privé de l’Association internationale de développement (IDA PSW), un dispositif destiné à réduire les risques d’investissement dans les pays fragiles ou à faible revenu. Le solde du financement, soit 2,6 millions d’euros, sera apporté en fonds propres par les actionnaires.
Catramp SA est détenue majoritairement par l’entrepreneur camerounais Justin Talom, qui contrôle 70 % du capital directement et 15 % via sa holding T’s Corporation. Les 15 % restants appartiennent à un autre investisseur local, Jean Kuate. L’entreprise est active dans l’entreposage portuaire, la logistique et le transport, avec des opérations déjà installées à Douala et sur la plateforme portuaire de Kribi.
Selon IFC, le prêt permettra de pallier l’insuffisance de financements à long terme disponibles sur les marchés financiers d’Afrique centrale, où la maturité moyenne des crédits ne dépasse pas six ans et où aucun prêt syndiqué ni obligation d’entreprise en euros n’a été émis récemment au Cameroun, au Tchad ou en RCA.

