La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt de 81,2 millions d'euros (environ 53,3 milliards de FCFA) en faveur du Cameroun pour financer la première phase d'un programme destiné à développer un pôle agro-industriel dans les régions du Nord et de l'Extrême-Nord. Approuvé le 13 juillet par le conseil d'administration de l'institution, ce financement couvrira l'essentiel du coût du Programme de développement de l'agro-industrie dans le Septentrion (PDAS-1), évalué à 88,74 millions d'euros, le gouvernement camerounais apportant 7,54 millions d'euros en contrepartie.
La première phase du projet prévoit la construction de barrages collinaires à usages multiples, destinés à sécuriser l'approvisionnement en eau pour l'agriculture, l'élevage et les activités agro-industrielles. Le programme comprend également l'installation de stations hydrométéorologiques ainsi que des actions de reboisement visant à renforcer la résilience des territoires face au changement climatique.
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Pour la BAD, cette opération constitue la première étape d'un programme plus ambitieux. Une seconde phase prévoit la construction de grands barrages multifonctionnels capables de stocker près de 500 millions de mètres cubes d'eau, afin d'irriguer plus de 40 000 hectares de terres agricoles et de soutenir le développement d'une agro-industrie de grande échelle dans le Septentrion. « À travers ce programme, la Banque africaine de développement accompagne le Cameroun dans la valorisation de son potentiel agro-industriel, la création d'emplois, le renforcement de la résilience climatique des communautés et l'attraction d'investissements privés », a déclaré Léandre Bassolé, directeur général de la BAD pour l'Afrique centrale.
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Le projet intervient dans un contexte où les régions septentrionales figurent parmi les plus vulnérables aux aléas climatiques. Selon la BAD, les inondations enregistrées dans le bassin du lac Tchad ont affecté plus de trois millions de personnes en 2024 et provoqué le déplacement de plus de 275 000 habitants, tandis que l'irrégularité des ressources en eau continue de peser sur la production agricole et les revenus des populations.

