La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) remet de l'argent sur la table pour accompagner les ambitions de la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC). Les deux institutions ont signé, ce 13 octobre 2026 à Bangkok, un accord de prêt de 30 millions d'euros, soit environ 19,7 milliards de FCFA. Cette nouvelle enveloppe est destinée au financement des entreprises privées, particulièrement les petites et moyennes entreprises (PME) des six pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC). L'accord a été paraphé par Abdullah Almusabeeh, président de la BADEA, et Dieudonné Evou Mekou, président de la BDEAC.
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« Cette nouvelle ligne de crédit de 30 millions d’euros témoigne de l’engagement continu de la BADEA à soutenir les efforts de la BDEAC en faveur du financement du développement durable au sein de ses États membres », a déclaré Abdullah Almusabeeh le président de la BADEA. Le dirigeant estime que ce financement contribuera à renforcer les capacités d'intervention de la banque régionale, notamment dans les projets susceptibles de favoriser l'emploi et l'intégration économique. Du côté de la BDEAC, Dieudonné Evou Mekou rattache directement cette nouvelle ressource au plan stratégique « Azobé 2023-2027 », qui prévoit notamment une diversification des sources de financement de l'institution.
Un partenaire déjà présent dans le capital et la dette
Cette nouvelle facilité vient renforcer une relation financière qui dépasse largement les accords ponctuels de financement. La BADEA détenait déjà 16,1 milliards FCFA de créances sur l'institution régionale au 31 décembre 2025, contre 29,9 milliards un an auparavant. L'institution figure également parmi les actionnaires de la banque régionale, avec une participation de 0,08 % du capital. Le partenariat entre les deux banques pourrait également s'étendre au renforcement des fonds propres de la BDEAC. Dans ses états financiers 2025, l'institution régionale indique avoir engagé des discussions avec la BADEA pour structurer des prêts concessionnels destinés à faciliter la libération des parts de capital souscrites par les États de la CEMAC.
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Cette initiative répond aux difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du programme de recapitalisation de la banque. Entre 2024 et 2025, la BDEAC a procédé à des augmentations de capital totalisant 223 milliards de FCFA, dont près de 60 % ont été souscrits par les États membres. Mais les versements tardent à suivre. À la date d'établissement des comptes, seul le Cameroun avait effectivement versé une première tranche d'un milliard de FCFA au titre du calendrier de libération du capital prévu entre 2024 et 2028.
Au total, les sommes appelées mais non encore libérées par l'ensemble des actionnaires atteignaient 178 milliards de FCFA à fin 2025.














