Le 26 février dernier, le gouvernement équato-guinéen a annoncé la confirmation de la concession des terres à l’entreprise indienne Oméga pour la mise en place de son programme d’investissement de 230 millions de dollars US (environ 144,7 milliards de Fcfa). « La Guinée Équatoriale confirme la concession des terres à Omega pour la construction d’industries dans le cadre de l’ambitieux plan d’investissement de l’entreprise, qui vise à promouvoir l’industrialisation du pays à travers le développement d’un parc industriel, d’une zone de production marine et aquacole et d’un secteur agricole moderne et durable », peut-on lire dans le communiqué du site officielle de la vice-présidence.
Il s’agit précisément de près de 20 000 hectares de terres nécessaires pour la mise en œuvre du programme. Initialement, Omega demandait 76 000 h de terres dans la ville d’Oyala, sur les berges du fleuve Wele. Cependant, le gouvernement a validé pour environ 20 000 h reparties dans les 54 districts urbains construits à travers le pays, conformément aux fermes modèles mises en œuvre dans plusieurs localités.
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Cette concession, en négociation depuis plusieurs mois, marque le top départ pour l’entreprise qui prévoit des investissements pour 3 principaux projets : la construction d’un parc industriel (50 millions USD) ; la modernisation des systèmes de pêches intérieures et agriculture sur mer (84 millions USD) et le relèvement de la production de graine et céréales (100 millions USD). Cependant, il est convenu que la Guinée équatoriale détienne une participation de 20 % dans le capital de chaque projet mis sur pied.
À la demande du gouvernement, le plan d’investissement va démarrer cette année par la construction d’une usine de transformation de produits prioritaires notamment le cacao, le café et les produits laitiers. Ceci pour permettre aux agriculteurs équato-guinéens de bénéficier des investissements dès le lancement. L’objectif étant non seulement de donner une meilleure stabilité aux producteurs nationaux, renforcer la production nationale, diversifier l’économie mais également réduire la dépendance vis-à-vis des importations. Dans ce pays de la Cemac, les importations représentent 23,39% du PIB avec une facture de 650,14 milliards de Fcfa (un peu plus d’1 milliard $) en 2023 selon la base de données Trade Map. Le pays aurait importé pour 112,08 milliards de Fcfa de produits alimentaires cette année-là.

