Le gouvernement de Guinée équatoriale a soumis au Parlement son projet de loi de finances 2026, qui prévoit un budget en équilibre à 1 294,2 milliards FCFA, en nette baisse de 8% par rapport à 2025. Les recettes attendues devraient reculer de 111,5 milliards FCFA (-8 %) et les dépenses de 109,2 milliards FCFA (-7,8 %), une contraction destinée à contenir le déficit et stabiliser des finances publiques fragilisées par la dépendance persistante aux revenus pétroliers, dont la production et les prix demeurent volatils.
Selon le gouvernement de Malabo, les objectifs du budget restent inchangés : accélérer la diversification économique en améliorant l’environnement des affaires, réduire les vulnérabilités de gouvernance, stimuler l’investissement privé et soutenir la croissance des secteurs non pétroliers. Le pays vise également à garantir la soutenabilité budgétaire à long terme dans un contexte de revenus pétroliers durablement plus faibles, à restaurer la solidité du secteur bancaire pour qu’il appuie pleinement l’activité privée, et à poursuivre l’amélioration des indicateurs sociaux.
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Après un excédent budgétaire de 190,6 milliards FCFA en 2023, la Guinée équatoriale a basculé en déficit en 2024, affichant un solde négatif de 43 milliards FCFA sous l’effet de l’effondrement des recettes pétrolières, en chute de 274,9 milliards FCFA (-19,7 %) sur un an. Les revenus globaux se sont limités à 1 386,5 milliards FCFA, contre 1 429,5 milliards de dépenses, malgré les efforts du gouvernement pour contenir celles-ci, en recul d’un peu plus de 15 milliards FCFA. Au premier semestre 2025, Malabo est toutefois repassé dans le vert, enregistrant un excédent de 148,4 milliards FCFA, les dépenses ayant été maîtrisées à 658,1 milliards FCFA contre 805,5 milliards FCFA de recettes.

