Pour l'exercice 2027, la Guinée équatoriale table sur un budget équilibré en ressources et en dépenses, au montant identique de 1 119,7 milliards de FCFA. Selon le projet de loi de finances défendu au Parlement par le Premier ministre équato-guinéen Manuel Osa Nsue Nsua le 24 septembre dernier, ces prévisions s'annoncent en baisse de 13,7% comparé au budget de 1 294,2 milliards FCFA voté pour l’exercice 2026.
L’exercice 2026 étant en cours, les chiffres consolidés ne sauraient déjà être disponibles. Mais comparés à 2025, les recettes publiques accuseraient une baisse de 7,7 % en 2027 tandis que les dépenses reculeraient de 10,5 %, à 1 250,4 milliards FCFA la même année. 73% des recettes (813,163 milliards FCFA) proviendraient du pétrole mais seraient en baisse si on compare aux 929,5 milliards FCFA collectés en 2025. Une tendance qui serait probablement liée à l'épuisement des gisements et à des arrêts temporaires de certaines exploitations dus au vieillissement de ses gisements matures et à des perturbations opérationnelles selon la BAD.
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Pour ce qui est des dépenses, Malabo compte consacrer 78% de son budget au fonctionnement de l’Etat le reste – 244 milliards FCFA à l’investissement. De manière détaillée, 21,5 % des dépenses totales du budget seront orienté vers les politiques sociales. Notamment l'éducation, la santé, la protection sociale, l'eau, l'habitation et l'assistance des groupes les plus vulnérables. Soit une enveloppe de totale de 240,598 milliards FCFA. L'éducation seule recevra plus de la moitié de cette enveloppe (126,729 milliards FCFA). 7 milliards FCFA seront affectés au programme de bourses d'études nationales et environ 33 milliards FCFA à la construction et la réhabilitation des écoles. La santé obtiendrait 84,975 milliards FCFA.
Le projet de loi présenté aux parlementaires intègre les chantiers en cours. Notamment les projets déjà lancés, l'infrastructure sociale et les actions capables de générer une activité économique et de l'emploi. Pour le gouvernement équato-guinéen, l’agriculture, la pêche, l'industrie, la mine, l'énergie, la logistique, le tourisme et les services sont parmi les secteurs visés pour attirer des investissements privés, ainsi que des mesures visant à renforcer la participation économique des femmes.












