La société britannique BWA Group a annoncé avoir a mandaté le cabinet SRK Exploration comme consultant indépendant pour superviser les travaux de "ground truthing" et de reconnaissance sur le projet aurifère Aracari, dans le nord du Cameroun. Selon l’annonce publiée le 24 novembre, il s’agit de la première phase opérationnelle depuis la reprise du projet en septembre 2025 pour 1,5 millions d’euros, marquant le début effectif des travaux sur le terrain.
La mission confiée à SRK EX consiste à conduire une campagne de reconnaissance ciblée et à affiner les zones jugées hautement prospectives avant le déploiement d’un programme d’exploration complet. Cette étape constitue un passage obligé avant l’élaboration d’un véritable plan d’exploration, la mobilisation de capitaux additionnels et, en cas de résultats encourageants, le dépôt éventuel d’une demande de permis d’exploitation. La note de BWA Group précise que les travaux de terrain doivent s’achever en décembre 2025, pour des premiers résultats - y compris les essais d’or- attendus en janvier 2026.
« L’approche combinée que nous adoptons pour cette phase de reconnaissance traduit notre confiance dans le Cameroun en tant que juridiction minière et dans le potentiel de l’or sur le long terme », a déclaré le président de BWA, Jonathan Wearing, se félicitant de la collaboration avec SRK EX, « dont l’expérience sous-tendra la qualité des résultats ».
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Ce projet, précédemment sous le portefeuille de l’irlandais Aurum Discovery Holdings et du camerounais Global Acquisitions SARL, regroupe trois permis d’exploration (Bandjoukri Ouest, Bandjoukri Centre et Tcholliré Nord) couvrant environ 1 268 km² dans un district aurifère encore peu exploré. Il est situé à deux kilomètres au Sud du projet d’exploration Mbe Sud mené par la junior britannique Oriole Resources. Cet actif voisin présente déjà une ressource conforme de 870 000 onces d’or à 1,09 gramme par tonne de terre, confirmant le potentiel de la zone pour des découvertes et renforce son attractivité géologique, d’après BWA Group.
Au Cameroun, où l’or reste dominé par une production quasi exclusivement artisanale, le succès d’Aracari pourrait ouvrir la voie au premier projet industriel aurifère dans le Nord, éloignant ainsi le monopole historique des opérations situées dans la région de l’Est. Un développement de cette ampleur constituerait un levier pour relever la contribution du secteur minier, qui ne représente encore qu’environ 1 % du PIB, selon les données de l’ITIE. Un signal d’autant plus stratégique que le pays cherche à attirer des investissements structurants dans les minerais solides dans un contexte d’érosion continue de ressources et recettes pétrolières.

