La compagnie d'investissement minière britannique BWA Group accélère son engagement à lorgner le potentiel minier du Cameroun. Après avoir acquis, entre 2020 et 2022, cinq permis de recherche couvrant une superficie totale de 1 421 km² dans les régions du Sud et du Centre, la société concentre désormais ses efforts sur l'exploration des vastes zones Dehane et Nkoteng. Sur ces zones, les recherches portent principalement sur les sables minéraux lourds, notamment riches en rutile, mais également sur d'autres minéraux à fort potentiel économique comme l'or, la kyanite et l'ilménite. Grâce à des investissements conséquents, BWA Group vise à presser la caractérisation de ces gisements et à poser les jalons d'une exploitation durable et profitable.
En effet, selon les dernières informations de l'entreprise, le groupe a récemment renforcé ses fonds propres grâce à une souscription d'actions. Plus concrètement, BWA a levé 200 000 livres sterling, soit 156,4 millions de Fcfa en émettant 40 millions d'actions nouvelles, souscrites par Jonathan Wearing, son président, le 28 novembre 2024. D’après une source consultée par Ecomatin, cette injection de capital permettra à la société d'accélérer son programme d'exploration au Cameroun et de couvrir ses besoins généraux en fonds de roulement.
Cependant, cette récente souscription, réalisée par Jonathan Wearing, constitue la deuxième étape d'une levée de fonds plus large initiée en juin et septembre 2024. Grâce à cette opération, la compagnie a déjà collecté 450 000 livres sterling (plus de 350 millions de Fcfa).
Par ailleurs, BWA a annoncé que 932 603 530 actions ordinaires supplémentaires devraient être admises à la négociation sur le marché de croissance AQSE le 2 décembre. Ces nouvelles actions, émises en utilisant les autorisations existantes de la société, permettront de lever plus de fonds afin d’atteindre l’objectif a termes qui est de 1 millions de livres pour ces programmes de recherche, soit environ 1 milliard de Fcfa. À la suite de cette opération, précise la société, Jonathan Wearing, président de BWA, détiendra 238 713 415 actions, représentant 25,60% du capital social de la compagnie. Cette augmentation de sa participation consolide son engagement envers le développement de BWA. L'objectif à long terme de la société étant de devenir un acteur majeur de l'industrie minière au Cameroun.
Code minier révisé, risque d’impact
Au Cameroun, la manœuvre de BWA Group de lever des fonds supplémentaires intervient dans un contexte de réforme du secteur minier camerounais. En effet, la révision du Code minier, rendue publique le 18 novembre dernier, a introduit de nouvelles règles encadrant les activités d'exploration et d'exploitation minières.
Selon les nouvelles dispositions, les entreprises minières doivent désormais engager des dépenses minimales annuelles de 600 000 Fcfa par kilomètre carré pour maintenir la validité de leurs permis de recherche. Ces dépenses couvrent notamment les coûts d'exploration, les analyses, les salaires du personnel et les taxes. Par ailleurs, la durée maximale d'un permis de recherche a été fixée à trois ans, renouvelable trois fois au maximum pour des périodes de deux ans.
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Ces nouvelles réglementations pourraient ainsi avoir un impact sur les stratégies d'exploration de BWA Group au Cameroun. La société devra s'adapter à ces exigences accrues en matière de dépenses et de délais pour maintenir ses permis et poursuivre ses activités dans le pays.
Rappelons qu'en Afrique centrale, le Cameroun est le seul pays où la compagnie britannique BWA Group mène actuellement des activités d'exploration minières. Parallèlement, la société détient également des licences de recherche pour les matériaux solides au Canada.



