Le paysage de l'industrie minière et de la géologie du Congo s'enrichit d'un nouvel opérateur. Par une série d’arrêtés pris le 17 septembre 2026 par le ministère des Industries minières et de la Géologie, la société Kun Yuan Sarlu a été autorisé de lancer ses activités d'extraction pour une durée initiale de trois ans renouvelables. Située à Louvoulou, dans le district de Kakamoeka (département du Kouilou), cette carrière permanente de granite s’étend sur quatre blocs de 10 hectares chacun soit 40 hectares au total.
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Si cette implantation témoigne du dynamisme du secteur des carrières et des matériaux de construction, elle s'accompagne d'un encadrement réglementaire strict. L'administration a en effet assorti cette autorisation de redevances et d'obligations financières destinées à garantir les retombées économiques pour l'État. Parmi ces exigences, l'arrêté précise que l'entreprise doit s'acquitter des impôts et taxes liés à son exploitation : « La société Kun Yuan Sarlu doit verser à l’Etat une redevance de 5% du prix du mètre cube de granite sur le marché ». À cette contribution proportionnelle sur les volumes extraits et commercialisés s'ajoute une imposition foncière spécifique liée à l'emprise du projet. « La société Kun Yuan Sarlu s’acquitte d’une redevance superficiaire annuelle, conformément à l’article 9 de la loi n° 24-2010 du 30 décembre 2010 ».
Pour assurer le suivi et la liquidation de ces différentes créances fiscales, le texte impose à l'opérateur une transparence comptable et opérationnelle de chaque instant. L'entreprise est ainsi tenue d'adresser ses rapports de production à la fin de chaque trimestre à la direction départementale compétente du Kouilou et de Pointe-Noire. Au-delà des aspects fiscaux et financiers, le cadre réglementaire veille à l'équilibre environnemental et social de la région. Kun Yuan Sarlu est contrainte de présenter une étude d'impact environnemental et social, de souscrire une police d'assurance et d'élaborer un cahier des charges concerté avec l'État et les populations riveraines pour financer des projets de développement communautaire durable.
Enfin, Brazzaville maintient une pression sur les titulaires de permis. Les pouvoirs publics congolais entendent ainsi concilier attractivité pour les investisseurs et juste rétribution des ressources nationales. « Le titulaire d’une autorisation d’exploitation qui, au bout d’un an à compter de la date d’attribution, n’a pas commencé les opérations de développement, peut se voir retirer son titre par le ministre chargé des mines, sans droit à indemnisation », précise le texte publié dans le journal officiel.
Rappelons que cette attribution intervient alors que le Congo cherche à mieux valoriser ses ressources de carrière pour soutenir les activités de construction et d'infrastructures. Dans un pays où le secteur minier hors hydrocarbures ne pèse qu'environ 0,8 % du PIB national ; Selon l'US Geological Survey (USGS), une quinzaine de carrières industrielles permanentes sont aujourd'hui exploitées en continu.















