Les activités de la société de recherche et d'exploitation minière (SOREMI), un complexe minier polymétallique situé à Mbandza, dans le district de Mfouati en République du Congo ont repris. La bonne nouvelle vient de l’ambassade des Etats-Unis au Congo, qui précise dans un communiqué que la mine de Soremi, dans la région de la Bouenza, a repris ses exportations et que « l’entreprise américaine Gerald Group a pris en charge la gestion de la mine et travaille activement à la reprise complète des opérations ».
Cette confirmation intervient près d’une semaine après une descente sur le terrain de la Cheffe de Mission adjointe des Etats-Unis à Brazzaville. Stacie Hankins a visité le site d’exportation du groupe à Pointe-Noire, où le cuivre et le zinc extraits au Congo sont exportés aux États-Unis et sur le marché mondial. Une lueur d’espoir pointait déjà à l’horizon lorsque, e 24 août, la Chargée d’Affaires de l’ambassade des Etats-Unis au Congo Amanda Jacobsen et le ministre congolais des Affaires étrangères Constant Serge Bounda saluaient les progrès réalisés par l’entreprise américaine Gerald Group dans la réouverture des activités de la mine de Soremi.
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Car, l’arrêt des activités de cette mine de cuivre a fait chuter de plus de la moitié la production métallurgique. En effet, selon le rapport de conjoncture de la Direction générale de l’Economie, l’industrie métallurgique du Congo a vu sa production chuter de 55,9% au premier trimestre 2026 par rapport à la même période de 2025. Cette contre-performance, note le rapport, est due, d’une part au contentieux entre actionnaires de l’entreprise exploitante, entraînant la perturbation de la fluidité des canaux de productions et de distribution et, d’autre part, ajoute le rapport de conjoncture, elle est due à l’épuisement des réserves de minerais de cuivre.
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En valeur absolue, entre janvier et mars 2026, la production de cathodes de cuivre s'est contractée de 68,2 %, passant de 1 520 tonnes à 482,8 tonnes. Celle des lingots de zinc a reculé de 35,4 %, à 2 038,3 tonnes. Faute de production suffisante, aucune exportation n'a été enregistrée pour cette filière au cours du trimestre, contribuant à une baisse de 3 % des exportations de biens du Congo, alors que les métaux figuraient historiquement parmi les principales sources de recettes d'exportation du pays.
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Contentieux
La paralysie de la Soremi, qui n'a pas conduit à sa fermeture, mais à l'arrêt de ses activités, découle d'une dispute, depuis 2020, entre l'entreprise publique chinoise China National Gold Group Hong Kong Limited (CNG Hong Kong) et l'américain Gerald Group, à travers sa filiale Global Mining. La pomme de discorde : le contrôle d'une participation majoritaire de 65 %, les 25 % restants revenant à l'autre actionnaire privé, l'État congolais détenant, pour sa part, 10 % du capital. Le 9 octobre 2025, le tribunal de Hong Kong (une Haute Cour) a tranché : Soremi Investments Ltd remporte le procès et obtient une injonction exclusive gelant jusqu'à 125 842 760 dollars US d'actifs détenus par CNG Hong Kong. Cette injonction interdit notamment à l'entreprise chinoise de céder ou de négocier les 34 103 729 actions qu'elle détient dans China Gold International Resources Corp. Ltd. Ce jugement a permis à l'américain Gerald Group de reprendre la mine de Soremi et de lui redonner vie.














