Les perspectives du gouvernement congolais sont optimistes concernant le taux de croissance économique au cours de l'exercice 2027. Selon le ministère de l'Économie, l'activité économique devrait poursuivre son accélération, avec une croissance du PIB passant de 5,5 % attendu à fin 2026 (contre 4,3 % en 2025) à 6,9 % l'an prochain, soit une hausse prévisionnelle de 1,4 point de pourcentage en un an. Cette embellie serait portée par « le dynamisme conjugué des secteurs pétrolier et hors pétrole ».
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Selon le ministère de l'Économie, le secteur pétrolier progresserait de 5,6 % en 2026 grâce à de nouveaux champs, à Moho Nord, Banga Kayo, au projet Moho Infills et aux investissements de Perenco, TotalEnergies et ENI, avant d'atteindre 8 % en 2027. Le gaz connaîtrait aussi une forte hausse, portée par le projet Nguya FLNG et la phase 2 de Congo LNG. Le secteur hors pétrole se raffermirait à 4,7 % en 2026, puis 5,4 % en 2027. Le secteur primaire accélérerait à 2,9 % en 2026 (4,2 % en 2027), grâce à l'agriculture (+6,3 %), soutenue par des exonérations fiscales, la mécanisation via les CEMAC, la politique de sécurité alimentaire et les Grandes Foires agricoles. Le secteur secondaire progresserait de 5,8 % en 2026, tiré par les hydrocarbures (+5,6 %), l'agroalimentaire (+4,8 %, brasseries et minoteries) et le ciment (+17,7 %, lié à la construction), malgré un recul de la branche électricité-eau (-2,4 %).
Menace sur 1 590 milliards FCFA de recettes.
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Malgré ces perspectives positives, Brazzaville redoute quatre risques susceptibles de compromettre l'embellie annoncée. « Le choc sur la croissance économique devrait impacter la gestion des finances publiques », prévient le ministère de l'Économie. Ce département ministériel identifie ainsi : une baisse de la production de grumes, réduisant les recettes forestières ; un fléchissement de la production pétrolière, lié à des problèmes techniques récurrents, pesant modérément sur les recettes budgétaires. A cela s’ajouterait un repli de la production d'électricité hydraulique, consécutif aux incidents sur le réseau d'E²C, fragilisant les secteurs productifs et la mobilisation fiscale ; enfin, une baisse de la consommation des ménages, amplifiée par les tensions commerciales et les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, susceptible d'affaiblir la demande intérieure et les recettes fiscales.
Si ces hypothèses de risque se confirment, le Congo pourrait perdre jusqu'à 1 590 milliards FCFA de recettes publiques cumulées sur 2026 et 2027.
Face aux risques identifiés, le gouvernement congolais prévoit plusieurs mesures : un plan d'urgence contre les inondations affectant l'exploitation forestière, un mécanisme de lutte contre l'inflation importée pour préserver le pouvoir d'achat, ainsi que la modernisation du réseau électrique hydraulique via maintenance préventive et surveillance en temps réel. L'État accompagnera également les opérateurs pétroliers dans l'acquisition de matériels pour limiter les pertes de production, tout en lançant des projets structurants dans le cadre du Plan national de développement 2026-2030. Enfin, la modernisation agricole sera accélérée à travers les chaînes de valeur agro-industrielles et un meilleur accès au financement, indique le gouvernement.
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