Le port de Pointe-Noire est l’un des principaux leviers de diversification identifiés par la Société financière internationale (IFC en anglais) pour la République du Congo. Dans son Diagnostic-pays présenté le 17 septembre à Brazzaville, la filiale du Groupe de la Banque mondiale retient la logistique portuaire sur le corridor Pointe-Noire – Brazzaville parmi les quatre secteurs capables d’attirer davantage de capitaux privés, aux côtés du bois transformé, de la mouture du maïs et de l’aquaculture.
Pour la seule logistique portuaire, l’IFC estime que le port en eaux profondes de Pointe-Noire pourrait attirer 70 à 200 millions de dollars donc environ 114 milliards Fcfa et générer 2 000 à 6 000 emplois directs sur les cinq prochaines années. A l’échelle des quatre filières, le potentiel atteint 1,4 milliard de dollars d’investissements privés et jusqu’à 22 200 emplois à l’horizon 2030.
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Cette perspective reposerait d’abord sur la progression du trafic conteneurisé. Entre 2010 et 2023, le Congo a enregistré une croissance annuelle moyenne composée de 8,3 % du trafic de conteneurs, soit le rythme le plus élevé parmi les économies comparées dans le diagnostic. La progression est supérieure à la moyenne communautaire de la zone CEMAC (3,5%), ainsi qu’aux performances des ports du Cameroun (2,2 %) et du Gabon (1,4 %) en l’occurrence, sur la même période. L’augmentation du transport des conteneurs « a suscité un vif intérêt chez les investisseurs et créé une demande pour des services logistiques complémentaires afin de renforcer l’efficacité portuaire et de mieux connecter le port aux pôles économiques émergents tels que la nouvelle Zone Économique Spéciale de Pointe-Noire », souligne l’IFC dans son rapport.
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La montée en puissance de Pointe-Noire s’appuierait aussi sur les investissements réalisés ces dernières années dans les infrastructures de transport et de logistique, notamment la modernisation des aéroports, la Route nationale numéro 1 et l’extension du terminal à conteneurs de Congo Terminal. Depuis le début de sa concession en 2009, l’opérateur a investi plus de 450 millions d’euros (environ 295 milliards FCFA) dans les infrastructures, les équipements et la formation. Le trafic traité est passé d’environ 200 000 Equivalent Vingt Pieds (EVP- unité de mesure des conteneurs-) en 2009 à 1 219 164 EVP en 2025, soit six fois plus en 16 ans.
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Pour l’institution financière, « le potentiel de développement est considérable, notamment pour stimuler l’activité des PMEs et créer des emplois pour les travailleurs moins qualifiés, compte tenu des barrières à l’entrée relativement faibles ». Au cours de la prochaine décennie, « le marché de l’entreposage pourrait doubler de taille », porté par l’augmentation des échanges commerciaux, y compris la forte croissance des exportations hors pétrole et celles à destination de la République démocratique du Congo voisine, estimées à 10,1 milliards de dollars soit 5 779 milliards Fcfa.
Entretemps, dans son rapport pays 2026, la BAD estime que dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de développement -PND), le Gouvernement a misé davantage sur le financement privé, y compris les initiatives PPP, qui devait représenter 74% du financement total.















