L'exécution du budget 2026 de la Guinée équatoriale est menacée par la faiblesse des recettes publiques. Au premier semestre 2026, Malabo n'a mobilisé que 506,9 milliards FCFA, soit 283,8 milliards de moins (-35,9 %) qu'un an plus tôt. Cette contre-performance a fait reculer l'excédent budgétaire de 107,5 milliards FCFA à 82,3 milliards FCFA, malgré une forte compression des dépenses de l'État, en baisse de 37,8 % à 424,6 milliards FCFA à fin juin 2026.
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Six mois après le début de l'exercice, les recettes collectées ne représentent que 39,2 % du budget annuel de 1 294,2 milliards FCFA. Le pétrole est le principal responsable, ses revenus ont dégringolé de 42,6 % à 372,8 milliards FCFA. Les recettes non pétrolières ne compensent rien, puisqu'elles ont elles aussi fléchi, de 140,8 à 134,1 milliards FCFA en un an (-4,8 %).
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Cette situation souligne la nécessité, pour la Guinée équatoriale, de diversifier son économie. Au cours de la période sous revue, les ressources de l'État dépendent encore à 73,5 % du pétrole, contre 82,2 % à fin juin 2025. Pour tenter d'équilibrer son budget, le gouvernement a sacrifié l'investissement : les dépenses d'investissement ont chuté de 75,3 %, à seulement 62 milliards FCFA. Les charges courantes ont également reculé, de 431,8 à 362,6 milliards FCFA, tandis que la masse salariale a légèrement augmenté, de 112,5 à 113,4 milliards FCFA.
La Guinée équatoriale voit ses recettes pétrolières s'éroder, alors même que le conflit au Moyen-Orient profite plutôt à plusieurs pays producteurs. Selon l'Institut national de la statistique du pays, le prix moyen du Brent s'établissait à 104,4 USD le baril au deuxième trimestre 2026, contre 67,8 USD un an plus tôt. Le pétrole brut de Dubaï se vendait, lui, à 88,4 USD le baril à fin juin 2026, contre 66,1 USD à la même période en 2025. En revanche, les prix du butane et du propane sont restés stables, à 51,2 USD et 41,4 USD le baril respectivement.
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Ce pays de la CEMAC serait donc en train de pâtir de la chute de sa production d'hydrocarbures. A en croire le statisticien national, au deuxième trimestre 2026, le PIB pétrolier a reculé de 5,9 % sur un an et de 1,2 % par rapport au trimestre précédent. Les activités extractives ont baissé de 4,3 % en glissement annuel : la production de pétrole a perdu 7,5 %, et celle de gaz 0,4 %. Ce recul en volume est survenu malgré la forte hausse du prix international du Brent. La raffinerie a reculé de 7,4 %, entraînée par le gaz naturel liquéfié (-8,6 %), le butane (-1,1 %) et le propane (-0,6 %). Au total, la production d'hydrocarbures s'est établie à 17,0 millions de barils équivalent pétrole, en baisse de 7% sur un an (18,3 millions) et de 1,7 % sur un trimestre (17,3 millions).
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