Après une récente sortie moins fructueuse sur le marché monétaire de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), le Cameroun y retourne ce 5 octobre 2026 avec l'objectif de mobiliser 125 milliards de FCFA à travers deux opérations de Bons du Trésor assimilables (BTA). La première porte sur un montant de 100 milliards FCFA pour une maturité de 13 semaines, avec une échéance en janvier 2027. La seconde concerne 25 milliards FCFA sur 26 semaines, avec une échéance fixée au 7 avril 2027.
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Le directeur Général du Trésor, de la Coopération Financière et Monétaire au ministère des Finances, Moh Sylvester Tangongho, précise que « les personnes physiques ou morales souhaitant acquérir ces titres doivent s'adresser aux établissements de crédit agréés comme Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT)». Ainsi, 21 institutions bancaires sont sollicitées, parmi lesquelles : Afriland First Bank, BGFIBank, Orabank Tchad, UBA Gabon, Crédit Congo, Ecobank Centrafrique, etc.
Rappelons que Cameroun a levé un montant total de 24,2 milliards FCFA lors de trois récentes émissions de titres publics sur le marché monétaire de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC)le 3 août dernier. Ce montant représente un taux de couverture de 60,5 % sur les 40 milliards FCFA recherchés, exclusivement sur le marché des Bons du Trésor assimilables (BTA).
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Dans le détail, la première émission de BTA à 52 semaines a permis de mobiliser 15,2 milliards FCFA sur une cible de 20 milliards (soit un taux de couverture de 76 %), tandis que la deuxième, portant sur 10 milliards FCFA, a récolté 5 milliards de FCFA (50 % de couverture). Enfin, la dernière opération, ciblant également 10 milliards FCFA, n'a généré que 4 milliards de FCFA, soit le taux de couverture le plus bas, à 40 %. Sur le plan des rendements, ces BTA à 52 semaines ont été assortis d'un taux d'intérêt moyen pondéré de 7,39 %, contre 6,93 % pour les 26 semaines et 6,71 % pour les 13 semaines.
En comparaison, en juin 2025, ces taux s'établissaient respectivement à 7,33 % et 6,87 % pour les maturités de 52 et 26 semaines, traduisant une légère hausse de 6 points de base (0,06 point de pourcentage) sur un an. Cette dynamique met en lumière l'appétit mesuré des investisseurs régionaux pour la signature camerounaise, conjugué à une préférence marquée pour les conditions des maturités courtes.















