Pilar Garcia Martinez conduit une mission du Fonds monétaire international (FMI) au Congo, du 24 septembre au 7 octobre 2026. Selon le ministère des Finances et du Budget, le séjour de la délégation de l'institution de Bretton Woods à Brazzaville s'inscrit dans le cadre d'une mission au titre de l'Article IV des Statuts du Fonds. Celui-ci prévoit notamment que chaque État membre s'efforce d'orienter sa politique économique et financière en vue d'encourager une croissance économique ordonnée et une stabilité raisonnable des prix. Le texte cherche aussi à promouvoir la stabilité en favorisant des conditions de base économiques et financières ordonnées et un système monétaire qui ne soit pas source de perturbations.
Lire aussi : Le Congo sollicite un nouveau programme du FMI pour stabiliser ses finances
Mais cette mission « est aussi une mission de lancement des négociations en vue de la conclusion d'un nouveau programme financier soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC), entre le Congo et le FMI », souligne le département ministériel. Pour le ministre des Finances et du Budget, Christian Yoka, qui a reçu Pilar Garcia Martinez à son cabinet dès le premier jour, cette mission est importante pour la République du Congo, car elle permet de matérialiser les engagements de court terme pris par les chefs d'État de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) lors du sommet tenu le 22 janvier 2026 à Brazzaville. L'une des recommandations faites aux six États lors de ces assises de Brazzaville avait justement été de parapher un programme économique avec le FMI. Outre le Congo, le Gabon et le Cameroun sont engagés dans cette voie, de même que la Guinée équatoriale et la Centrafrique, tandis que le Tchad a conclu un nouveau programme il y a un an.
Lire aussi : Congo : les intérêts de la dette publique vont bondir de 46 % en 2027
Rappelons que c'est le 11 mai 2026 que le Congo a officiellement demandé l'ouverture de discussions avec le FMI en vue de la mise en place d'un nouveau programme économique et financier près l’expiration, en mars 2025, alors que le pays reste confronté à un endettement parmi les plus élevés d'Afrique subsaharienne (86,2% du PIB prévu en 2027 après 89,9% du PIB en 2026) et à une croissance jugée insuffisante pour stabiliser durablement ses finances publiques. À cette période, Brazzaville annonçait déjà l'arrivée d'une mission technique du FMI « dans les prochaines semaines » afin d'engager les discussions sur les paramètres du futur programme.
Lire aussi : Congo : le FMI insiste sur l’urgence des réformes pour stabiliser l’économie
Pour l'heure, le gouvernement congolais déclare avoir transmis à la mission du FMI les données et les informations qu'elle a sollicitées. Christian Yoka espère que les échanges avec les équipes du FMI se déroulent « dans un esprit constructif » et et permettent d'avancer de manière décisive vers la conclusion d'un nouveau programme Congo-FMI.
Lire aussi : La Sénégalaise Charlotte Ndaw Sako nommée représentante résidente de la Banque mondiale pour le Congo














