Le Fonds monétaire international (FMI) a procédé le 16 mars 2026 à une Post-Financing Assessment (PFA) du Congo, un exercice de surveillance spécifique appliqué aux pays ayant récemment bénéficié d’un programme financier important. Cette évaluation vise à analyser la capacité de remboursement du pays et à identifier les risques pesant sur sa viabilité macroéconomique après la fin d’un accord avec l’institution.
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Dans le cas du Congo, cet examen intervient après l’achèvement en avril 2025 du programme conclu en 2022, dont les effets n’ont pas permis de restaurer durablement les équilibres budgétaires et d’endettement. Malgré certaines avancées en matière de mobilisation des recettes non pétrolières, le FMI relève que la croissance économique du Congo est restée modérée, estimée à 2,4 % en 2025, freinée par « la faiblesse des investissements publics, les perturbations de l’approvisionnement énergétique et le manque de dynamisme du secteur des hydrocarbures ». Parallèlement, la dette publique a atteint 97,2 % du PIB fin 2025, illustrant des vulnérabilités persistantes.
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L’institution de Bretton Woods n’a pas évoqué explicitement la conclusion d’un nouveau programme financier, se contentant de souligner que « la poursuite d’un engagement étroit avec le Fonds restera essentielle » pour soutenir les efforts de stabilisation économique.
Pour sa part, l’agence Fitch estime qu’un nouvel accord pourrait devenir indispensable. Dans une récente note, elle souligne que « l’achèvement du programme du FMI en avril 2025 a réduit les financements extérieurs officiels », ajoutant que le marché régional ne devrait pas fournir « de financement net significatif en 2026-2027 ». Fitch juge ainsi probable qu’un nouveau programme soit sollicité après l’élection présidentielle de mars 2026.








