Le Groupe de la Banque mondiale a nommé Charlotte Ndaw Sako représentante résidente pour la République du Congo, avec effet au 1er septembre 2026, selon le communiqué signé le 17 septembre. Des sources au sein de l'institution de Bretton Woods confirment qu'elle a pris ses fonctions la semaine dernière. Le 23 septembre, la Sénégalaise a d'ailleurs été reçue en audience par Ludovic Ngatsé, ministre de l'Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective du Congo. « Après un chapitre enrichissant au Cameroun, j'ai commencé, il y a quelques semaines, un nouveau chapitre en République du Congo en tant que responsable pays du Groupe de la Banque mondiale », a-t-elle écrit sur son compte LinkedIn.
Parcours
Charlotte Ndaw Sako possède plus de 20 ans d’expérience dans le développement du secteur privé et la finance, ainsi que dans les environnements fragiles et touchés par les conflits en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. Elle est titulaire d'une licence en économie de l'Université de Montréal (Canada) et d'un master en économie de l'université de Long Island, à New York. Elle débute sa carrière en 1991 comme stagiaire économiste à la Banque africaine de développement (BAD), en Côte d'Ivoire. En 1998, elle devient analyste économique stratégique chez Global Crisis Control, Inc., avant d'occuper, dès 1999, le poste de directeur de la planification logistique au Conseil des affaires internationales des États-Unis.
De 2000 à 2003, elle exerce comme économiste junior au sein du Bureau d'assistance technique, dans le cadre d'un projet mené avec la BCEAO et le département du Trésor des États-Unis. Elle rejoint ensuite l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), basé à Dakar, où elle occupe le poste de conseillère régionale pour la lutte contre la criminalité économique et financière, au sein du bureau régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre.
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En 2006, elle intègre la Société financière internationale (IFC) ; brache de la Banque mondiale dédié à l’investissement privé, où elle passera l'essentiel de sa carrière. Elle y occupe successivement les fonctions de responsable du développement commercial pour le Partenariat pour les entreprises privées en Afrique, puis de responsable des opérations senior, coordinatrice régionale et chef de projet pour le Sénégal. De novembre 2013 à novembre 2019, elle est responsable principal des opérations au sein du Groupe Institutions financières du Groupe de la Banque mondiale, basée à Johannesburg.
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Elle devient ensuite directrice par intérim de l'IFC pour l'Afrique de l'Ouest (2022-2023), avant d'être nommée représentante régionale de l'IFC pour le Cameroun, la République centrafricaine, le Gabon, la Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe (2023-2026), poste où elle renforce le dialogue avec les pouvoirs publics et le secteur privé.
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Les défis
Dès sa prise de fonction, Charlotte Ndaw Sako identifie plusieurs défis structurants pour la République du Congo. « C'est un immense honneur d'assumer cette responsabilité à un moment déterminant pour la République du Congo », déclare-t-elle, soulignant que le pays « dispose d'atouts considérables et d'un potentiel important pour accélérer sa transformation économique ».
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Reste à transformer ce potentiel en résultats concrets pour les populations. Selon elle, l'ambition du Groupe de la Banque mondiale sera d'« accélérer les réformes, mobiliser les investissements, renforcer le capital humain, stimuler la croissance des entreprises et favoriser la création d'emplois durables et de qualité », en collaboration avec le gouvernement, le secteur privé, les partenaires au développement et la société civile.
Sur son compte LinkedIn, la représentante résidente évoque également les échanges menés dès son arrivée avec les autorités congolaises, notamment sa rencontre avec le ministre de la Planification, qu'elle décrit comme « un moment important dans une série de discussions constructives axées sur les opportunités et les défis à venir ». Elle dit avoir été frappée par « l'ambition, la résilience et la détermination » rencontrées, ainsi que par « le désir collectif d'accélérer les progrès et d'obtenir des résultats concrets pour les citoyens ». Charlotte Ndaw Sako affirme vouloir « approfondir ces partenariats » afin de « créer des opportunités, renforcer la résilience et améliorer la vie partout dans la République du Congo ».
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Elle arrive dans un contexte où le Groupe de la Banque mondiale revendique un portefeuille de 833 millions de dollars (environ 475,5 milliards de FCFA), consacré au soutien des réformes, des infrastructures et du capital humain. De son côté, l'IFC, qui finance et conseille le secteur privé, affiche un portefeuille engagé de 32,3 millions de dollars, avec un pipeline d'environ 285 millions de dollars.
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