Le 26 juin 2024, le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé un décaissement de 195 millions de dollars soit 118,2 milliards de FCFA en faveur des secteurs de l’électricité et de l’éducation au Congo. Dans le détail il s’agit d’un financement de 57,6 milliards (95 millions de dollars) pour la transformation du secteur de l'éducation et l’amélioration de ses résultats (Tresor), cofinancé avec le Partenariat mondial pour l'éducation et 60,6 millions de Fcfa (100 millions de dollars) pour le programme d’amélioration des services d'électricité (Pasel). « Cette enveloppe vient renforcer le solide partenariat de la Banque mondiale avec la République du Congo ainsi que le soutien que nous apportons à l'éducation et à la formation d'une main-d'œuvre compétente, et au renforcement de l'économie grâce à l'augmentation de l'accès à l'électricité.», expliques Cheick Fantamady Kanté, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Congo.
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Ce nouvel appui de la Banque mondiale en faveur du secteur de l’électricité a d’ailleurs été au cœur de l’échange entre Cheick Fantamady Kanté et le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Emile Ouosso, le 2 juillet 2024 à Brazzaville. « Avec le ministre et son équipe, nous avons travaillé depuis quelques mois sur la mise en place d’un financement qui permettra au gouvernement d’accélérer le renouvellement de la ligne de transport de Pointe-Noire à Brazzaville. Ce projet qui vient d’être approuvé par notre Conseil d’administration, nous espérons signer l’accord cette semaine. Nous avons discuté sur les modalités d’accélérer son déroulement pour que, à terme très rapidement, la population puisse sentir que le problème de l’électricité est désormais derrière elle », a expliqué Cheick Fantamady Kanté à sa sortie d’audience, relaie le site internet Adiac Congo. L’exécution de ce projet particulièrement de la construction de la ligne électrique Pointe-Noire à Brazzaville viendra renforcer l’accès à l’électricité dans tout le pays mais aussi entre ces deux localités. Indiquons au passage que le taux d’accès à l’électricité est de moins de 40% dans les zones urbaines et moins de 10% dans les zones rurales. Ceci pour une puissance électrique installée de 650 MW pour une demande de 600 MW, d’après le ministre de l’Energie et de l’hydraulique dans une interview accordée à Le Point Afrique.
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Notons par ailleurs que le Pasel se concentre sur l'amélioration de la qualité et de l'accès aux services d'électricité et le renforcement de la performance des réseaux de transport et de distribution. Il soutiendra également la réduction des pertes et l'augmentation du recouvrement des recettes grâce à la fourniture de compteurs intelligents et de systèmes d'information de gestion, qui seront utilisés par le concessionnaire des opérations réceptives, que l'État est en train de recruter. Plus encore, il devrait permettre à environ 1,75 million de personnes de bénéficier d’un accès amélioré à l'électricité.
Quid du programme Trésor
Selon la Banque mondiale, le programme Tresor vise à améliorer un accès équitable à des écoles préélémentaires et primaires de qualité, et les compétences de base en lecture et en mathématiques, ainsi qu’à renforcer les systèmes de gestion de l'éducation. Il cible les enfants vulnérables (réfugiés et population hôte, déplacés internes, autochtones, etc.) dans les zones où les besoins sont les plus importants et celles où le taux d'achèvement du primaire est le plus faible, tels les départements des Plateaux, Lekoumou, Kouilou et Cuvette-Ouest.
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