La Banque mondiale prévoit un taux de croissance de 3,2 % pour la zone CEMAC sur la période 2026-2028. Si ces prévisions se confirment, la croissance économique de la sous-région progresserait de 0,6 point par rapport aux 2,6 % enregistrés en 2026, tandis que l’UEMOA passerait d’un PIB réel de 5,7 % à 5,9% à la même période. À l'origine de cette embellie : « à court terme, la montée des prix du pétrole due au conflit au Moyen-Orient au début de 2026 profiterait aux recettes et aux exportations pétrolières, une grande partie de la région (CEMAC) étant des pays producteurs de pétrole », explique l'institution de Bretton Woods dans son « Baromètre économique » publié 15 septembre 2026
Pour la Banque mondiale, la croissance économique serait davantage soutenue par le Tchad 5,2 % d'ici à 2028, suivi du Cameroun et du Congo (3,7 % chacun), du Gabon (3,3 %) et de la République centrafricaine (RCA, 3,2 %). À l'inverse, en Guinée équatoriale, le PIB devrait se contracter de 3,5 % par an sur la période 2026-2027, « en raison d'une baisse de la production d'hydrocarbures due à l'arrivée à maturité des puits », avant de croître de 2,2 % en 2028, grâce à la reprise de la production.
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Malgré cette embellie en perspective, l’institution financières redoute plusieurs risques qui pourraient compromettre cette trajectoire. Il s’agit notamment de la hausse des prix du pétrole, liée au conflit au Moyen-Orient, profite à court terme aux recettes et exportations pétrolières de la région, mais ce bénéfice reste fragilisé par la maturation avancée des champs pétrolifères. Bien plus, un conflit prolongé pourrait aussi renchérir les primes de risque, freinant l'emprunt et l'investissement, tout en pesant sur la croissance mondiale et la demande d'exportations. Autre menace : la hausse des coûts du carburant, des denrées alimentaires et des biens essentiels importés, susceptible d'aggraver la sécurité alimentaire dans une région où la pauvreté, déjà élevée, devrait stagner à 36,2 % en 2028. À ces chocs externes s'ajouteraient des fragilités internes : conflits et instabilité persistants dans certaines zones, retards dans les réformes structurelles et dans l'assainissement budgétaire.
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La Banque africaine de développement (BAD), pour sa part, prévoit une croissance de 3,8 % en zone CEMAC pour l'année 2026. Au Cameroun, elle est projetée à 4,0 % en 2026, puis 4,1 % en 2027 - une légère hausse par rapport aux 3,7 % estimés en 2025. La BAD table également sur 3 % pour le Gabon sur la même période, 3,6 % pour le Tchad, et autour de 3,6 % en 2026 pour le Congo selon les autorités nationales. Le Comité national économique et financier congolais se montre toutefois plus optimiste, avec une anticipation de 5,2 %, portée par une conjoncture favorable, selon le Rapport-Pays de la BAD.
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Du côté du Fonds monétaire international (FMI), les prévisions régionales ont été révisées à la baisse, à 3,0 % (contre 3,3 % initialement), en raison de la persistance de déséquilibres extérieurs et budgétaires. Le FMI indique que le Tchad enregistrera la plus forte croissance économique en 2026. Le pays de Mahamat Idriss Deby Itni devrait porter la dynamique régionale avec 5,2 % pendant que la Guinée équatoriale demeurerait en récession, indiquait-on sur ces mêmes lignes en avril dernier.








