La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, le 30 septembre 2026, avoir signé une lettre d'intention avec le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ). L’accord vise à « renforcer la coopération en faveur du développement des réseaux ferroviaires africains et de l'intégration économique régionale ».
Le texte a été signé lors du premier Dialogue industriel afro-européen sur les chemins de fer par Mike Salawou, directeur du Département des infrastructures et du développement urbain de la BAD, et Michael Krake, directeur général adjoint du BMZ chargé de la coopération économique. Selon l'institution présidée par Sidi Ould Tah, les deux parties collaboreront sur cinq axes : la baisse des coûts de transport, l'interopérabilité transfrontalière, les solutions de transport bas carbone, les politiques de transport durable et, enfin, l'émergence d'un marché du travail ferroviaire local, par le transfert de compétences, la formation et la création d'emplois durables.
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À ce stade, aucun montant prévisionnel n'a été annoncé. La BAD précise toutefois que la coopération avec le BMZ débutera par une étude de faisabilité conjointe pour la création d'un Centre de compétences ferroviaires africain, mis en œuvre par la GIZ. Le centre dont le lancement est prévu au cours du mois d’octobre, va associer innovation et formation afin de moderniser et d'étendre les réseaux ferroviaires du continent.
L'enjeu est dont important dans un contexte où le rail reste sous-exploité à l'échelle du continent. Selon la BAD, le réseau ferroviaire africain ne représente que 8 à 10 % du réseau mondial, alors que la Zone de libre-échange continentale (Zlecaf) ouvre un marché de plus de 1,4 milliard de personnes et accroît les besoins de transport transfrontalier de marchandises et de passagers.
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Le nouveau centre ne suffira toutefois pas à combler ce retard. C’est la raison pour laquelle Mike Salawou lance un appel à tous les maillons de la chaîne de développement. « Les autorités ferroviaires et les gouvernements africains doivent définir une vision claire, commander des études de faisabilité crédibles, engager rapidement des réformes et offrir aux investisseurs une sécurité réglementaire. L'industrie européenne doit proposer des partenariats à long terme, du contenu local et un transfert de compétences, plutôt que de se limiter à la fourniture d'équipements, et les bailleurs de fonds doivent s'impliquer dès la phase de préparation », a suggéré le cadre à la BAD.














