Au Congo, les importations ont atteint 596,640 milliards Fcfa au deuxième trimestre 2026. Selon la récente note de conjoncture de l'Institut National de la Statistique, cette performance témoigne un glissement annuel en hausse de 5,90 %. Par rapport au trimestre précédent, c’est une progression de 6,24 % qui a été appliquée aux 561,576 milliards Fcfa enregistrés en juin 2025. Si l’autorité n’énonce pas les raisons attribuées à cette hausse, l’analyse du document officiel met en évidence une forte présence des produits alimentaires, sur la liste des principaux produits achetés. Les Viandes et abats comestibles concentrent d’ailleurs la plus grande part soit 8,66 % de l’ensemble. Associée à l’huile de palme, au poisson et au blé, elles surpassent même la barre des 100 milliards Fcfa.
Dans le détail, les importations de viandes et abats comestibles (tout type de viande confondu) ont atteint 51,683 milliards Fcfa au deuxième trimestre de cette année. Elles progressent de 16,09 % par rapport au trimestre précédent. L’enveloppe attribuée aux achats de poissons, a bondi de 18,16 % en glissement trimestriel, pour s’établir à 12,886 milliards Fcfa, pendant que l’huile de palme et ses fractions ont atteint 21,690 milliards Fcfa. Les importations de Froments (blé) et méteils affichent la seule régression de 8,23 %, pour s’établir à 14,473 milliards Fcfa contre de 15,772 milliards de FCFA à mars 2026, et le riz poursuit sa croissance et atteint 10,678473 milliards Fcfa, après une progression de 66% au trimestre précédent. Pour un total exact de 111 milliards Fcfa.
LIRE AUSSI : Congo : la Banque mondiale débloque 60 millions de dollars pour réduire les importations de poisson et d'œufs
Malgré ces achats, indiquent des récentes données de la Banque Mondiale, la production locale actuelle de poisson par exemple est d’environ 62 000 tonnes (60 000 tonnes provenant de la pêche de capture et 2 000 tonnes de l’aquaculture). La production ne couvre donc qu’à peine 38% de la demande estimée à 163 000 tonnes. La production locale d’œufs de consommation et de viande de volaille aussi, ne couvre respectivement que 37 % et 0,4 % de la demande intérieure annuelle.
Ce recours à l’étranger pour s’offrir de quoi manger, provient surtout du fait que « les terres arables (dix millions d’hectares) et les ressources en eau (250 000 km2) sont très faiblement exploitées au Congo alors qu’elles offrent des potentialités énormes de production vivrière et halieutique » déclare la Banque africaine de Développement. Par ailleurs, « produire une tonne de viande de volaille coûte aujourd’hui plus de 2 000 dollars, soit plus du double du coût des produits importés, inférieur à 1 000 dollars », précise la Banque mondiale. Raisons pour lesquelles Brazzaville trouve refuge en Asie (49,71 %), en Europe (30,98 %), en Afrique (10,19 %), en Amérique (7,26 %) principalement pour s’abreuver.
LIRE AUSSI : Congo : la BDEAC s’engage à investir 2 milliards FCFA dans une ferme avicole
Dans une logique de réduction des importations, plusieurs financements sont mobilisés au fil des ans en terre congolaise. Tout récemment, le 7 août 2026, le Groupe de la Banque mondiale a approuvé une enveloppe de 60 millions de dollars (environ 34,7 milliards de FCFA) pour financer le Projet de développement de l’aviculture et de l’aquaculture (PADeP). Le programme prévoit 5 millions de dollars pour faciliter l’accès au financement et 2 millions pour renforcer les compétences techniques des producteurs. Il doit également soutenir les micros, petites et moyennes entreprises (MPME) ainsi que les coopératives des filières avicole et aquacole.














