En 2024, la Banque de développement des États d’Afrique centrale (BDEAC) a validé un financement de 2 milliards FCFA en faveur de la société SAN Congo pour moderniser et accroître la capacité de production de sa ferme agropastorale de Ntoumbi, dans la zone industrielle de Pointe-Noire. Cette enveloppe couvre 43,4 % du coût total du projet, estimé à 4,6 milliards FCFA, selon le rapport annuel 2024 de l’institution.
La BDEAC indique que cette initiative vise à renforcer la production locale de denrées alimentaires, dans une logique de réduction des importations et de lutte contre l’insécurité alimentaire. Dirigée par Crasmer Batila-Nzemba, SAN Congo ambitionne notamment de faire passer sa production annuelle d’œufs de table de 17 millions à 28 millions, soit une hausse de 64,7 %. En parallèle, la société projette de fournir près de 2,3 millions de poulets de chair par an, destinés principalement aux marchés de Pointe-Noire, de Brazzaville et de leurs environs.
Lire aussi : Exploitation agricole : Brazzaville rompt un accord foncier stratégique avec le Rwanda
Créée en 2016, la ferme de Ntoumbi veut ainsi contribuer à freiner les importations massives de volailles, qui pèsent lourdement sur les finances publiques. Le Congo dépense en moyenne 600 milliards FCFA par an pour l’importation de denrées alimentaires, dont une part importante en produits avicoles, selon une note du Trésor français publiée en novembre 2023.
Au-delà de l’enjeu alimentaire, le projet prévoit la création de 194 emplois directs permanents, ainsi que de nombreux emplois saisonniers et indirects. L’accroissement des capacités avicoles devrait non seulement améliorer l’autosuffisance alimentaire, mais aussi stimuler l’économie régionale en offrant aux consommateurs des produits locaux compétitifs et de meilleure qualité.



