Le 7 août, le Groupe de la Banque mondiale a approuvé une enveloppe de 60 millions de dollars (environ 34,7 milliards de FCFA) pour financer le Projet de développement de l’aviculture et de l’aquaculture (PADeP) en République du Congo. Ce financement sera accordé par les deux institutions qui composent la Banque mondiale : 25 millions de dollars sous forme de prêt de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), et 35 millions de dollars sous forme de crédit de l’Association internationale de développement (IDA).
Une partie de cette enveloppe doit permettre au Congo de renforcer son offre locale et, à terme, de réduire les achats de produits avicoles et halieutiques à l'étranger. Selon le classement des dix principaux produits importés établi par le Bulletin des statistiques du commerce extérieur de l'Institut national de la statistique (INS), le poisson représente 10,905 milliards de FCFA (1,94 %), en repli de 44,08 % sur la même période. Le poids de ces deux filières dans la balance commerciale illustre l'ampleur du défi que le projet entend combler. « Le Congo dépend fortement des importations pour répondre à la demande croissante en produits avicoles et halieutiques. La demande pour les produits de la volaille et de l'aquaculture a rapidement augmenté avec l'urbanisation et la croissance de la population, stimulée par l'évolution des habitudes alimentaires et la hausse des revenus », souligne l'institution de Bretton Woods.
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Dans le détail, la banque mondiale estime que la demande annuelle de poisson au Congo est estimée à 163 000 tonnes, tandis que la production locale actuelle est d'environ 62 000 tonnes (60 000 tonnes provenant de la pêche de capture et 2 000 tonnes de l'aquaculture). La production locale d'œufs de consommation et de viande de volaille ne couvre respectivement que 37 % et 0,4 % de la demande intérieure annuelle. Par conséquent, la majeure partie de la demande est actuellement satisfaite par les importations, la volaille et le poisson étant les deux principales importations à Brazzaville, s'élevant respectivement à 222 millions de dollars US et 125 millions de dollars US en 2024. De plus, la sécurité alimentaire reste un problème persistant, avec près d'une personne sur trois actuellement en insécurité alimentaire et 20 % des enfants de moins de cinq ans souffrant de retard de croissance, malgré un fort potentiel agricole.
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Par ailleurs, « produire une tonne de viande de volaille coûte aujourd’hui plus de 2 000 dollars, soit plus du double du coût des produits importés, inférieur à 1 000 dollars», précise la Banque mondiale. Pour réduire cet écart, le programme prévoit 5 millions de dollars pour faciliter l’accès au financement et 2 millions pour renforcer les compétences techniques des producteurs. Il doit également soutenir les micros, petites et moyennes entreprises (MPME) ainsi que les coopératives des filières avicole et aquacole.
Par Inès Marie Nga (Stagiaire)



