L’Afrique reste l'un des principaux débouchés des géants de la volaille, à l'instar du Brésil. Dans son rapport annuel publié en 2026, l’association brésilienne de la protéine animale (Abpa) retrace l’évolution des exportations de ce pays par produit et par destination. Pour l’exercice 2025, les importations des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) se sont élevées à plus de 70.000 tonnes. La République du Congo, le Gabon et la Guinée équatoriale ont absorbé un volume de 70.879 tonnes de viande de poulet et de dinde, enregistrant ainsi une croissance de 32% en un an, contre 53 528 tonnes en 2024.
Ces importations sont largement dominées par la viande de poulet congelée, qui constitue l’essentiel des flux vers les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). À elle seule, la République du Congo a importé 64.748 tonnes de poulet du Brésil en 2025, contre 48.170 tonnes, un an plus tôt. Soit une progression de 34,41% en glissement annuel. Cette croissance illustre la dépendance des métropoles congolaises au poulet congelé étranger pour assurer leur sécurité alimentaire.
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La viande de dinde constitue le deuxième poste d’importation. Sur ce segment, le marché congolais a importé 883 tonnes, subissant une correction de 40,94 % au profit des pays voisins. Par contre, la Guinée équatoriale capte un volume important dans ce secteur. Le pays se classe 7e importateur mondial de viande de dinde avec 3.073 tonnes. Selon l’ABPA, la Guinée équatoriale enregistre une croissance de 35% par rapport à 2024, soit une part de marché mondiale impressionnante de 4,67 %.
Le Gabon arrive en 9e position mondiale en 2025 avec 2.175 tonnes importées. Soit une hausse de 37,15 % par rapport à 2024. Cette forte hausse des importations intervient alors même que le pays a annoncé en mai 2025, une interdiction des importations de poulets de chair. Interdiction devant entrer en vigueur en janvier 2027, afin de bâtir la souveraineté alimentaire du pays du président Brice Clotaire Oligui Nguema.
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Pour préparer cette transition, le gouvernement gabonais a déployé le Plan d'urgence de la filière avicole (PUFA). Doté de 775 milliards de FCFA, ce programme prévoit la mise en place d'un crédit agricole à taux bonifié de 4% et l'accompagnement de 150 fermes pilotes bénéficiant d'infrastructures, de poussins et d'aliments subventionnés.
A l’échelle africaine, le Brésil demeure encore un important fournisseur de la viande de volaille. L’Afrique, qui absorbait encore 555.734 tonnes de poulet brésilien en 2020, en a importé 1 million de tonnes en 2025, franchissant pour la première fois ce seuil, avec une hausse de 20,3% sur un an et 75,7% en cinq ans. L’Afrique du Sud reste le premier client avec 336.000 tonnes en 2025, suivi de l’Angola (106.346 tonnes), le Ghana (94.952 tonnes), la Libye et la Guinée (Conakry) avec respectivement 74.965 tonnes et 72.643 tonnes.














