Plus qu’une semaine et les portes de l’Agence de régulation des télécommunications au Cameroun (ART) vont se refermer au visage des opérateurs et exploitants de réseaux et service des télécommunications. Selon un communiqué du Directeur général (Dg) de l’ART, les acteurs de ce secteur ont jusqu’au 30 septembre 2026 pour se faire identifier. Question – officiellement – de permettre au régulateur d’élaborer le répertoire 2026 des opérateurs et exploitants du secteur des communications électroniques.
A l’ART, il s’agit de « cartographier avec précision l’écosystème des acteurs du secteur… ». Dans son communiqué, le DG, Philémon Zo’o Zame donne cinq raisons, les unes aussi pertinentes que les autres. Il s’agit notamment de « mettre à jour la base de données des opérateurs ; de renforcer le pouvoir des consommateurs par la bonne information au sujet des opérateurs titulaires des titres d’exploitations ; de faciliter l’identification et la localisation des opérateurs en règles ; de faciliter l’identification des opérateurs en règles dans le cadre des marchés publics et de pouvoir mettre en lumière les opérateurs frauduleux ».
Cette dernière raison revêt un intérêt particulier, dans la mesure où de nombreuses opérations s'effectuent aujourd'hui à distance, induisant des risques d'arnaques. Au 22 septembre 2026, les opérateurs semblent toutefois traîner la patte : seuls deux d'entre eux se sont déjà signalés, d'après le tableau de bord de la fenêtre digitale de l'ART. Ce même tableau révèle par ailleurs 75 candidatures pour une licence de deuxième catégorie, 4 280 demandes de licence de première catégorie, 22 demandes d'homologation d'équipement, et 997 réclamations de consommateurs.
L'écosystème des télécommunications au Cameroun foisonne d'acteurs. Les principaux opérateurs de réseaux ouverts au public sont Cameroon Telecommunications (Camtel), opérateur historique national dans la téléphonie fixe, le mobile et l'internet ; MTN et Orange, opérateurs majeurs de téléphonie mobile et internet ; ainsi que Nexttel, qui opère dans le réseau mobile. Le « gendarme » des télécommunications au Cameroun répertorie environ 268 exploitants globaux, incluant les installateurs et vendeurs agréés, des exploitants d'infrastructures passives (comme IHS, AMN, Nuran Wireless), ainsi que de nombreux fournisseurs de services Internet (FAI) et prestataires spécialisés. L'ART note toutefois que seuls 144 opérateurs, dont la liste est publiée par ses soins, sont agréés pour la fourniture spécifique de services de communications électroniques.
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Outre ce répertoire qu'elle souhaite élaborer, l'ART affirme mener régulièrement des opérations de contrôle et des campagnes de mise en demeure, notamment à l'encontre des installations radioélectriques anarchiques ou des fournisseurs de services à valeur ajoutée dépourvus de titre d'exploitation en exigeant la détention d'une licence, d'un accord de concession ou d'un récépissé de déclaration, conformément à la loi n° 2010/013 régissant les communications électroniques.















