Selon un communiqué du ministère des Finances et du Budget de Centrafrique daté du 9 septembre 2026, le Trésor public lancera le 14 septembre sur le marché régional des titres publics, une opération combinant émissions, abondements et rachats d’Obligations du Trésor assimilables (OTA).. Bangui prévoit d’abord d’ouvrir une nouvelle ligne d’OTA à deux ans, rémunérée à 6,25 %, pour un montant compris entre 7,5 et 10 milliards de FCFA. Le Trésor compte ensuite abonder deux lignes existantes à trois et quatre ans, rémunérées chacune à 6,5 %, pour lever respectivement jusqu’à 7,5 milliards et 10 milliards de FCFA. Au total, l’État pourrait ainsi mobiliser entre 20 et 27,5 milliards de FCFA.
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Parallèlement à ces levées, le Trésor propose aux investisseurs de lui revendre 10 milliards de FCFA d’anciennes obligations dont 8,8 milliards sur une ligne à trois ans arrivant à échéance le 29 novembre 2026 et 1,2 milliard sur une obligation à six ans remboursable le 4 décembre. Bangui cherche ainsi à retirer du marché des titres dont le remboursement devait intervenir dans moins de trois mois.
L’opération peut donc permettre à la RCA de réduire ses remboursements immédiats et de les repousser sur des échéances allant jusqu’en 2028 et 2029. L’opération sera réalisée par l’intermédiaire de dix banques habilitées à intervenir comme Spécialistes en valeurs du Trésor (SVT). Il s’agit, côté centrafricain, d’Ecobank Centrafrique, BGFI Bank et BPMC, et, côté camerounais, d’Ecobank Cameroun, UBA Cameroun, BICEC, Société Générale Cameroun, Afriland First Bank, CCA Bank et UBC.
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Selon les dernières statistiques de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), l’encours des titres publics centrafricains atteignait 462,34 milliards FCFA à fin juillet 2026, contre 333,27 milliards un an plus tôt, soit une progression de près de 39 %. Bangui reste fortement dépendant des capitaux venus de l’extérieur. Sur les 462,3 milliards de FCFA de titres centrafricains en circulation, seulement 84,7 milliards sont détenus par des investisseurs installés en RCA. Les investisseurs camerounais en détiennent à eux seuls 316,5 milliards, soit environ 68,5 % de l'encours total centrafricain.
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